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Johnny Hallyday

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Johnny Hallyday Auteur-compositeur-interprète et Acteur (né à Paris le 15 juin 1943), de son vrai nom Jean-Philippe Smet, est un artiste français d'origine franco-belge, surtout célèbre comme chanteur interprète.

Son pseudonyme vient lui-même de celui de son cousin par alliance, Lee Halliday (Lee Keetcham), artiste de cabaret.

Bien qu'il ait connu son apogée lors de la période "yéyé" (les "sixties"), Johnny Hallyday étonne par sa longévité dans la variété française au regard d'un répertoire somme toute peu original par comparaison avec ses homologues d'outre-atlantique dont il s'est inspiré. Il a cependant su surfer sur les modes, personnaliser habilement les reprises américaines et se forger un style singulier de rocker français qui n'a pas son égal sur la scène française. On retient sa forte présence, les mises en scène grandioses et une voix dont la puissance et les intonations rauques aux terminaisons aiguës font son image de marque. Cela lui vaut aujourd'hui une reconnaissance quasi unanime qui trouve son prolongement au cinéma où il tente depuis de nombreuses années, non sans en être récompensé, de dépasser un succès d'estime chez son seul public. En revanche, il échouera dans son unique tentative de créer un opéra rock et n'arrivera pas à se créer un répertoire en langue anglaise susceptible de lui ouvrir les portes d'une véritable carrière internationale.

En France et en Belgique "Johnny", comme l'appellent ses admirateurs, est incontestablement une star consacrée – certains parlent même de monument – qui continue de placer régulièrement des titres au hit-parade après bientôt cinquante ans de carrière.

Tout au long de celle-ci, il alimentera et alimente encore périodiquement la presse people, par ses frasques passées de jeune vedette, sa vie sentimentale et certaines affaires judiciaires.


Sommaire

Biographie

Johnny Hallyday est né le 15 juin 1943 à Paris à la Cité Malesherbes. Son père, Léon Smet est belge, sa mère, Huguette Clerc, mannequin, est française. Ses parents se séparent en septembre 1944 et il est recueilli par la sœur de son père Hélène Mar, danseuse et familière du milieu artistique parisien. En 1949 il se retrouve à Londres. Enfant de la balle, il suit des cours de danse et de guitare. Dès 9 ans il occupe la scène entre deux changements de costume de sa cousine Desta (fille de Hélène) et son ami Lee. On lui trouve des petits rôles publicitaires et on le voit à Copenhague interprétant "la Ballade de David Crockett". De retour à Paris en 1957 dans le quartier de la Trinité, il continue ses cours de chant et aussi d'art dramatique. C'est à cette époque qu'il assiste à la projection du film "Loving you" avec Elvis Presley qui serait à l'origine de sa vocation de chanteur de rock'n'roll (il assistera à l'un de ses spectacles plus tard en 1974 à Las Vegas).

Dès lors, il fréquente ce qui deviendra le lieu culte du rock français de l'époque, le Golf Drouot, où il fait des reprises et adaptations françaises du répertoire américain country et surtout d'Elvis Presley. C'est cependant sa première apparition télévisée, dans "Paris-Cocktail", fin 1959, qui le fait remarquer. Il est engagé par Vogue (magazine). Son premier 45 tours, sous le nom de Johnny Hallyday, sort en 1960 avec une reprise de Dalida "T'aimer follement", suivi presque immédiatement de "Souvenir souvenirs" qui le propulsera en haut de l'affiche.

C'est le début d'une carrière fulgurante, au rythme effréné, qui enchaîne les tubes, les plus grandes scènes parisiennes et les grandes tournées fracassantes en province, défrayant la chronique au passage. En particulier, ses premières tournées sont marquées par de nombreuses mini émeutes et de multiples dégradations par ses fans. On parle ainsi d'hystérie collective pour dépeindre l'ambiance de ses concerts. Johnny est sacré "idole des jeunes" (du nom d'un de ses plus grands succès), et devient le Roi du Rock (français) des années "yéyé", soutenu en cela par le développement rapide de la presse pour jeunes (les "teenagers"), notamment "Salut les copains". Le premier anniversaire de ce périodique est ainsi marqué par un concert à la Nation où cent cinquante mille jeunes débordent les forces de l'ordre pour apercevoir leur idole. Il rencontre Sylvie Vartan qui, à cette époque, est également la coqueluche des jeunes. Leur mariage en 1965 sera un événement national. Entre temps, Johnny aura effectué son service militaire à Offenbourg (Allemagne) en tant que sergent. Il lancera en France le twist et le madison. En 1966, il rencontre Noel Redding et Jimi Hendrix, encore inconnus, qu'il contribuera à faire connaître en les engageant dans sa tournée[1]. Plus tard, il lancera de la même manière le groupe Ange dans sa tournée "Johnny Circus" en 1972.

La vague "yéyé" passée, Johnny surfera sur les tendances dont il s'accommode tant bien que mal (par exemple : la mode hippie, la soul music, le blues, le disco, la pop, la techno, etc.) enchaînant plus calmement les tubes, entre 70, 80 et 90, jusqu'à nos jours, malgré la fulgurance en France des succès planétaires, comme ceux de Bob Dylan, des Beatles ou autres Rolling Stones et Madonna, et la confirmation ou l'émergence de nouvelles vedettes françaises, plus dans le feeling de leur époque, Claude François, Serge Gainsbourg, Julien Clerc, Daniel Balavoine, Bernard Lavilliers, Renaud, Patrick Bruel, par exemple. Ainsi sait-il rebondir sur les provocations du chanteur Antoine qui veut le mettre en cage à Medrano (Les élucubrations) et produire une chanson à succès en réponse "Cheveux longs idées courtes. Ce qui n'évitera pas une tentative de suicide en septembre 1966 dont il tirera cependant parti avec un autre tube "Noir c'est noir". Johnny entamera ensuite sa période psychédélique, avant de revenir aux standards du rythm'n blues américain qui lui vont si bien.

Johnny semble réussir tout ce qu'il entreprend. À quelques exceptions près. Sa tournée "Johnny Circus", avec laquelle il parcourra la France en 1972 au volant d'une Rolls blanche, accompagné de manèges, d'un chapiteaux, d'un podium et de caravanes, sera un vrai gouffre financier. En 1976 il sort un double album "Hamlet", un opéra rock écrit par Gilles Thibaut et composé par Pierre Groscolas, qui se révèle être un énorme échec commercial. En 1962 il enregistre aux États-Unis son premier disque "Sings América's Rockin'hits" chez Philips ou le directeur artistique Shelby Singleton lui prédit une carrière internationale. D'autres disques en Anglais suivront beaucoup plus tard, mais "Rough Town" n'aura pas le succès escompté. Il a aussi enregistré dans plusieurs langues, Espagnol, Italien, Allemand,... Avec souvent des succès.

Bien que la carrière internationale de Johnny soit assez limitée on note toutefois que certains de ses tubes ont été enregistrés dans d'autres langues et édités dans plusieurs pays : Russie, Japon, Espagne, etc. Johnny s'est par ailleurs produit en concert notamment en Afrique (1968), au Canada (1969 (1975) et 2000), en Amérique du sud (1974), en Belgique, à Monaco, en Suisse à chaque tournée, Liban (2003) etc. A souligner le concert unique donné à Las Vegas sur la scène de l'Aladin, en novembre 1996, devant 4 300 fans français venus spécialement pour l'événement, avec à la clef un relatif échec puisque les ventes de l'album "Destination Vegas" furent un des plus mauvais scores du chanteur (70 000 exemplaires).

Au delà de sa vie d'artiste, Johnny s'est investi, d'une part dans le sport automobile, souvent associé à Henri Chemin (Rallye de Monte-Carlo en 1967 sur Ford Mustang et René Metge Paris-Dakar en 2001 et un certain nombre de rallye-raids, au Maroc, en Tunisie, etc.), ainsi qu'au Star Racing Team sur Simca 1000 rallye avec Eddie Vartan. D'autre part, dans sa passion de biker (il fut le président d'un club parisien de Harley Davidson et fit une randonnée moto en Amérique du nord dans la vallée de la mort en 1974).

Vie privée

Descendance

La nationalité de Johnny

Johnny et les grands de la variété

Johnny en concert

Johnny Hallyday, qui est considéré comme une "bête de scène", a multiplié les concerts en France et battu des records d'affluence, par exemple, plus d'un million de spectateurs lors de sa tournée "Tour 2000".

Présence de Johnny dans l'audiovisuel

C'est le 30 décembre 1959 que l'on peut l'entendre pour la 1ère fois à la radio dans l'émission "Paris cocktail". La télévision le fait connaitre au grand public lors de l'émission "l'école des vedettes" d'Aimée Mortimer où le jeune Hallyday est parrainé par Line Renaud. C'était le 18 avril 1960.

Johnny et la justice

Johnny et la politique

Lors de la campagne présidentielle française de 1988, qui verra s'affronter au deuxième tour Jacques Chirac et François Mitterrand, Johnny Halliday accepte avec d'autres célébrités, comme Isabelle Adjani, de participer à une campagne de publicité dans la presse en faveur du candidat du Rassemblement pour la République (RPR). Sur l'air de sa chanson Tennessee, il chante même « On a tous quelque chose en nous de Jacques Chirac ». Son message aura finalement peu d'impact, puisque le président sortant sera réelu haut la main. Devenu président de la République en 1995, Jacques Chirac lui remet la médaille de Chevalier de la légion d’honneur en 1997.

En 2005, lors de la campagne sur le référendum sur la Constitution européenne du 29 mai, à la demande du socialiste Jack Lang, Johnny Halliday prend publiquement position en faveur du « oui ». Son intervention, le 3 mai 2005, au micro de France Info suscite la moquerie dans le camp du « non ». Il est vrai, le chanteur se distingue par une naïveté et un manque de connaissance en géographie qui en étonnent plus d'un : « Si le "non" l'emporte, il y aura plein de gens qui quitteront la France. On ne peut pas, nous Français, rester en dehors de l'Europe. Ce serait faire marche arrière, ce ne serait pas bien. Je me sens européen, je suis bien partout en Europe : en Italie, en France, en Espagne, au Maroc. »

Dans le contexte de la campagne pour l'élection présidentielle française de 2007, Johnny Halliday apparaît comme un fervent partisan du probable candidat de la droite Nicolas Sarkozy. Dans une interview au quotidien Nice-Matin, datée du 29 juillet 2006, Johnny Halliday affirme notamment que Nicolas Sarkozy « doit absolument être notre président ». « Je ne vais pas me contenter de voter pour lui, je vais lui donner un coup de main dans la mesure de mes moyens », précise le chanteur.

Le 29 août 2006, Nadine Morano, députée Union pour un mouvement populaire (UMP), confirme l'engagement du chanteur en annonçant que que Johnny, David et Laetitia Halliday ont adhéré au parti présidé par Nicolas Sarkozy. « Si c'est pas Sarkozy qui était à l'UMP, je n'aurais pas adhéré. J'ai adhéré parce que c'était Sarkozy, ainsi que ma femme et ainsi que mon fils, David », explique le chanteur.

Le 8 septembre 2006, Johnny Halliday participe, aux côtés du chanteur Doc Gynéco, à l'université d'été de l'UMP, pour soutenir Nicolas Sarkozy. « Je le soutiens pour une seule raison : Sarkozy est un homme de parole et un homme d'honneur. C'est un homme qui aime les Français. » Il avertit tout de même : « S'il ne tenait pas ses promesses, je serais vraiment très déçu. Je quitterais la France s'il me décevait. » [2].

Ces différentes prises de position en faveur du ministre de l'Intérieur français valent à Johnny Halliday quelques critiques dans les médias et le show business. Notamment celle de son ami, le chanteur Renaud, connu pour son engagement à gauche. Interrogé le 4 septembre 2006 par la station de radio RTL sur la présence de Johnny Halliday et de Doc Gynéco l'université d'été de l'UMP, le chanteur déclare notamment : « Quel casting ! Avec ça, il (Nicolas Sarkozy) va séduire la jeunesse. Johnny, l'idole des jeunes, un peu l'idole des vieux, et Doc Gynéco, l'idole de rien: magnifique ! »

Cinq jours plus tard, sur la même antenne, Johnny Halliday répond à Renaud : « Renaud, je l'aime beaucoup, c'est un ami, on a fait un film ensemble (Wanted, en 2003), c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, mais je ne sais pas ce qui lui prend ! Renaud, il ne sait même pas qui il vote. Je ne veux pas polémiquer là-dessus. Il fait ce qu'il veut, mais bon, c'est pas très sympa, quoi. Renaud, il n'a pas d'idées, on sait tous qu'il est de gauche, mais est-ce que moi je dis du mal des gens de gauche ? J'en dis pas ! Je ne dis pas de mal de mes amis qui sont de gauche, je ne dis pas de mal des gens en général. »

Johnny à divers titres

Discographie sélective

1 - les albums

2 - les principaux tubes par décennie

Filmographie sélective

On constate ainsi que Johnny a côtoyé certains des plus grands. On ajoutera que c'est François Reichenbach qui, pour les besoin du film J'ai tout donné filme sa tournée de 1970. Le clip pour sa chanson Ce que je sais a été réalisé par William Friedkin, le metteur en scène de l'Exorciste (1997).

Bibliographie

Parmi plus de 80 ouvrages consacrés à l'idole :

Liens internes

Liens externes

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Naissance en 1943 | Chanteur français | Acteur français | Auteur-compositeur-interprète | Nom de scène | Légion d'honneur | Membre des Enfoirés | Rock français des 60's

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