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Judaïsme

Cet article traite de la religion juive. L'histoire et la description des Juifs en tant que peuple, ainsi que leur culture "non religieuse", font l'objet d'une entrée séparée dans l'article : Juif.

Le judaïsme est la religion pratiquée depuis l'Antiquité par les enfants d'Israël habitant le royaume de Juda, devenu la Judée, en terre d'Israël (à ne pas confondre avec l'État d'Israël).
Il s'agit de la première des religions abrahamiques, fondée sur la Loi mosaïque, les écrits prophétiques et les quelques autres Écrits, collectivement appelés Tanakh ou Bible hébraïque.

Israël honore YHWH, Elohim au Nom ineffable, Un, Unique, omniscient, omnipotent, juste, charitable, miséricordieux, transcendant, ayant créé le monde, et continuant de s'impliquer dans sa destinée, contrairement au Dieu abstrait des philosophes. Il le démontre en faisant sortir les Enfants d'Israël d'Égypte.
C'est en Lui que croient également les chrétiens et les musulmans.
Le judaïsme se distingue de ces deux religions par la croyance que le Messie n'est jamais venu et reste à venir.

Deux courants, contenant chacun leurs sous-courants théologiques, existent actuellement dans le judaïsme :

Religion
Religions abrahamiques :
Judaïsme - Christianisme - Islam -
Judaïsme:image:Icone_judaisme.jpg
Cet article fait partie de la série
Judaïsme
Commémorations
Rosh Hashana - les Jours Redoutables
Yom Kippour - Jeûne de Guedaliah
Souccot - Hoshanna Rabba
Chemini Atseret - Sim'hat Torah
Hanoucca - 10 Tevet
Tou Bichvat - Taanit Esther - Pourim
Jeûne des premiers-nés - Pessa'h et le Seder
Le décompte du Omer - Chavouot
17 Tammouz - les trois semaines
les neuf jours - 9 Ab - Tou BeAv
Commémorations nationales en Israël
Yom HaShoah - Yom Hazikaron
Yom Ha'atzmaout - Yom Yeroushalayim
Événements
Brith milah - Zeved habat
Rachat du Premier né
Bar Mitsva - Bat Mitsva
Prières
Modé Ani - Shema Israel
Amidah - Birkat Hamazone
Textes Fondateurs
et Littérature rabbinique
Tanakh - Torah - Mishna - Talmud
Mishné Torah - Zohar - Choulhan Aroukh
Pensée juive
Exégèse - Philosophie juive - Kabbale - Ethique
Grandes figures du Tanakh
Moïse - Samuel - David - Salomon
Les Sages d'Israël
Les Sages de l'ère mishnaïque
Les Sages de l'ère talmudique
Les maîtres des académies talmudiques
Grandes figures du Haut Moyen Âge
Gdes figures du Bas Moyen Âge à nos jours
Occurences particulières au Judaïsme
Cacher - Chabbat - Kippa - Talit - Téfiline
Mezouzah - Miniane - Mikvé - Rabbin
Lieux saints
Mont du Temple - Tombeau des Patriarches
Tombeau de Rachel
Courants théologiques
au sein du Judaïsme rabbinique
Judaïsme réformé - Judaïsme reconstructionniste
Judaïsme orthodoxe - Mouvement Massorti
Hassidisme - Ultra-orthodoxes
Courants théologiques
au sein du judaïsme karaïte
Ashérisme
Groupes ethno-culturels
Ashkénaze - Séfarade - Falasha
Karaïte - Samaritains - Juifs indiens

Sommaire

Symboles du judaïsme

Depuis le treizième siècle à peu près, le symbole du judaïsme est l'étoile de David (Maguen David) qui, selon la tradition, était l'emblème du roi David. Le plus ancien symbole du judaïsme est la Ménorah, chandelier à sept branches, qui se trouvait dans le Temple de Jérusalem.
Au fronton des synagogues sont également figurées les Tables de la Loi.

Evolution du Judaïsme

Judaïsme
Judaïsme:P judaism
Courants théologiques
du judaïsme
et apparentés

Yahwisme(s)
judéen et samaritain

Israël Antique
Sadducéens, Esséniens,
Pharisiens,
Zélotes et Sicaires

Judaïsme rabbinique
(orthodoxe, "traditionnaliste"
réformé, reconstructionniste
hassidique et
"ultra-orthodoxe")

Karaïsme
(Ananisme, Benjaminisme,
Ashérisme, Talmidisme)

Aux temps bibliques

La première religion abrahamique

Le judaïsme remonte, selon le Tanakh à Abraham, le premier monothéiste parti de Ur-Kassdim pour le Pays de Canaan, avec qui Dieu établit une Alliance, marquée par la circoncision au huitième jour (ou lors de l'inhumation, pour un enfant mort-né).
Ce Dieu, identifié au Dieu Suprême (Gen. 14:22), est alors perçu comme un dieu familial, clanique ou tribal, mais non universel. Le patriarche Jacob, futur Israël, petit-fils d'Abraham, s'émerveille de Son omniprésence à Béthel (Gen. 28:16) -- selon les tenants de l'hypothèse documentaire, les versets Exode 6:2-3, selon lesquels Dieu n'était connu des Patriarches que sous le Nom de El Shaddaï, signifie simplement qu'Il était à la base la divinité (El) de Shaddaï, une cité amorite de l'ère du Bronze tardif, située sur les rives de l'Euphrate, en Syrie du Nord (actuellement, Tell eth-Thadyen).

Le yahwisme

Descendus en Égypte lors d'une famine, les Israélites sont réduits en esclavage, avant de s'en extraire sous la conduite de Moïse, un Hébreu (Lévite, pour être précis) de culture égyptienne (Il est à noter que l'historicité, tant de Moïse que de l'Exode, n'a pas été confirmée par l'archéologie). Dieu est présenté comme YHWH (un Tétragramme dont la prononciation a été perdue après la destruction du Second Temple), créateur du monde, et de tout ce qu'il contient, y compris le temps, donc transcendant, omnipotent et éternel. Son culte s'accompagne d'une éthique extrêmement rigoureuse, comme en témoigne le Décalogue, faisant correspondre des injonctions par rapport à Dieu avec des injonctions par rapport à l'homme.
La seconde de ces injonctions, l'interdiction de rendre culte à d'autres divinités que ce Dieu "exclusif" (ou "jaloux") a conduit les tenants de l'histoire deutéronomiste à formuler que cette religion "révélée", le yahwisme, ne professait pas le monothéisme, mais la monolâtrie, s'inspirant peut-être d'Akhénaton, rendant culte à un seul dieu, sans remettre en cause l'existence d'autres divinités. Cependant, héno- ou monothéiste, ce système de pensée révolutionnait les concepts polythéistes environnants.

Les prophètes

Bien que présents tout au long du récit biblique, leur rôle s'accroît avec les Rois, particulièrement après le schisme d'Israël en deux royaumes, le royaume de Samarie au Nord et le royaume de Juda au Sud, à la suite du règne de David et de Salomon, lequel a marqué l'apogée du royaume unifié, au détriment du petit peuple. Revers de la cosmopolité de la cour, les cultes étrangers y pénètrent et contaminent le peuple, surtout celui d'Israël, plus pauvre (selon l'hypothèse documentaire, il y eut toujours deux royaumes d'ancestralité commune, mais distincts, tous deux aussi polythéistes l'un que l'autre). Lorsque les deux royaumes tombent à deux siècles d'intervalle, nul ne doute qu'il s'agit de la prédiction des prophéties, de leurs imprécations contre l'idolâtrie, les inégalités sociales et les cultes pratiqués sans souci de leur essence. Partant, il faut également accorder foi à leurs visions eschatologiques d'une ère de paix universelle. La doctrine abrahamique devient universelle.

La reconstruction du Temple

70 ans après le début de l'Exil de Babylone, les Judéens retournent sur leur terre lors du règne de Cyrus II (Koresh), sous la conduite d'Ezra, Néhémie et Zorobabel, auxquels succèdent la Grande Assemblée. C'est une période de réformes religieuses et de "purification ethnique" (voir les réformes d'Ezra et la répudiation des épouses cananéennes). Les habitants du royaume nordiste ne sont pas admis dans l'Assemblée, et forment le samaritanisme.

L'ère du second Temple

La province de Judée passe par plusieurs dominations successives. Plusieurs "sectes" religieuses se font concurrence, tant pour le pouvoir que pour la détermination de l'orthodoxie.

La noblesse sacerdotale : sadduccéens et boethusiens

Les Sadducéens et les Boethusiens, classes sacerdotales disciples de Sadok le Prêtre et Boethus, proches du pouvoir, ne reconnaissant d'autre autorité que la Torah, prise à la lettre et tenant des registres extrêmement précis afin d'étayer les lignées sacerdotales. C'est ce souci généalogique qui a conduit les théoriciens de l'hypothèse documentaire à supputer un rédacteur P (Prêtre).

Les pharisiens

Les Pharisiens, descendants des zougot, s'appuient sur certaines exhortations prophétiques ("Je hais vos fêtes"), pour chercher à appliquer les rites autant dans la lettre que l'esprit, celui-ci ayant parfois préséance. Ils se transmettent pour ce faire une exégèse orale du Tanakh de père à fils et de maître à disciple. Ils reçoivent un large soutien du peuple, et dès l'époque de Shimon ben Sheta'h, dominent la vie religieuse, via le Sanhédrin.

Les esséniens

Les Esséniens, ascètes se repliant dans le désert, prônent une voie de détachement. Ils sont assez proches des Pharisiens, mais développent des idées propres à consonance apocalyptique, parlant par exemple d'un combat des fils de la lumière contre ceux de l'obscurité.

Les zélotes

Les Zélotes (Sicaires), sont également proches des Pharisiens, mais fort portés à la guerilla contre les envahisseurs, surtout Romains. Instigateurs de la révolte contre Rome, leur mouvement périt à Massada.Cette classification est tributaire du récit de Flavius Josèphe et de ses "quatre sectes". Il est toutefois probable que d'autres mouvements existaient, et que l'hégémonie du judaïsme pharisien mettra plusieurs siècles à s'établir.

Dans l'exil

Le karaïsme

Selon la tradition karaïte, le karaïsme naît à Babylone entre le septième et le huitième siècle EC, lorsq'un jeune érudit persan d'ascendance davidique, Anan ben David, se proclame anti-exilarque suite à un désaccord plus politique qu'idéologique, et décide de ne trancher les questions de Halakha (cf.infra)qu'en fonction la Loi écrite, au détriment total de la Loi orale. En ces temps troublés de conquête musulmane et de remise en question religieuse, cette atteinte au monopole des Gueonim, directeurs des académies talmudiques de Babylone, sur la vie juive est bien accueillie.

Toutefois, des sources karaïtes du 10ème siècle (les livres de Ya'acov Al-Qirqisani) tendent à suggérer qu'Anan ben David ne fonda "que" l'ananisme, qui différait sensiblement du karaïsme et ne le rejoignit que dans les siècles qui suivirent. Ya'acov Al-Qirqisani mentionne aussi le courant benjaminite qui, bien que se basant sur la lettre plutôt que l'esprit du Texte, ne rompt pas aussi formellement avec le pharisaïsme, devenu la judaïsme rabbinique, et est donc compté comme initialement distinct du karaïsme.

Le karaïsme dépendant de l'exégèse personnelle, d'autres courants ont vu le jour, notamment l'ashérisme et, plus récemment le talmidisme.

Les communautés karaïtes les plus importantes se trouvaient en Crimée et en Égypte. Elles se trouvent actuellement aux États-Unis d'Amérique et en Israël (à Ramla), après avoir été chassées d'Égypte vers les années 1952-1956. Quelques petits groupes demeurent en Lituanie.

Le judaïsme rabbinique

Le judaïsme rabbinique s'est construit historiquement autour des rabbins, spécialistes de la loi orale. Mais il s'est diversifié au XIXe siècle, et on a vu apparaître une relative contradiction dans les termes: des rabbins qui ne suivent pas strictement la loi orale.

A noter que "Judaïsme libéral" et "réformé" ne sont pas forcément synonymes : il existe deux communautés distinctes en Angleterre, et bien que la base théorique soit la même, les "réformés" sont beaucoup plus traditionnels que les "libéraux".

Dénominations juives en Israël

Voir l'article Judaïsme en Israël

Bien que les précédentes dénominations soient connues des Israéliens, ceux-ci tendent à classer la judaïcité de l'individu en fonction de son observance religieuse.

Les termes "profane" et "traditionnel" sont particulièrement ambigus en Israël, et se chevauchent souvent. On est souvent le "traditionnel" ou le "profane" de quelqu'un.

Le terme "Orthodoxe" est remplacé en Israël par dati (religieux, croyant, fidèle) ou haredi (tremblant -- devant Dieu). Le terme dati englobe la communauté qu'on appelle "sioniste religieuse", ou "religieuse nationale", ainsi que ceux des membres de la communauté haredite qu'on connaît depuis le début de la décennie précédente comme les haredim-leumim (Haredi national, ou nationaliste, abbrévié en "Hardal", qui, en Hébreu, signifie aussi "moutarde"), lesquels combinent un mode de vie largement haredi avec une idéologie nationaliste.

Les Haredim peuvent être grosso modo divisés en trois populations, d'ethnie et de lignée idéologique fort différentes:

  1. Les Haredim "Lithuaniens" (non-Hassidiques), d'origine Ashkénaze
  2. Les Hassidim, également Ashkénazes, bien que le mouvemeent remporte un succès croissant parmi la population sépharade.
  3. Les Haredim sépharades ou mizrahim (à ne pas confondre avec le parti politique du même nom). Ce groupe est le plus important, tant par sa taille que par son impact sur la vie politique, particulièrement depuis le début des années 90.

La Loi juive et ses interprétations

Voir l'article Halakha

Tant la Loi (halakha) que la tradition (massoret) juives se basent sur la Torah (les "Cinq Livres de Moïse").

Toutefois, alors que le judaïsme karaïte l'interprète de façon strictement scripturaire selon une exégèse personnelle du Tanakh, le judaïsme rabbanite suit également le canevas de la tradition exégétique connue sous le nom de Loi Orale, comportant la Mishna, les Talmuds, et des traités moins importants comme la Tossefta, le Midrash Halakha et d'autres. Le travail d'exégèse se poursuit jusqu'à nos jours.
La Halakha s'est construite lentement, en se basant sur des précédents. Elle a été retranscrite, soit sous forme épistolaire entre décisionnaires et fidèles, les Sheelot ouTeshouvot, soit sous forme de codes, basés sur les responsa, tels que les Hilkhot HaRi'f, le Mishné Torah, l'Arbaa Tourim et enfin le Shoulhan Aroukh qui fait autorité, et possède lui-même sa littérature de commentaires.

Prières

Voir Offices de prière (Judaïsme) et Liste des prières et bénédictions (Judaïsme).

Judaïsme:Un Juif en prière, revêtu de son Talit
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Un Juif en prière, revêtu de son Talit

Il y a trois services dans une journée, correspondant aux trois moments du service dans le Temple : Sha'harit ("Prière du matin"), Min'ha (prière de l'après-midi, littéralement "offrande de farine") et Ma'ariv ou Arvit ("prière du soir", celui-ci étant défini comme le moment où les formes et couleurs commencent à se confondre dans l'obscurité).
A Shabbat et lors des jours saints se tient un service spécial, le Moussaf ("Ajouté").

Tous les services comprennent la Tefila (littéralement, "prière" ou "recueillement") ou Amidah, couramment appelée Shemonah Esrei ("les dix-huit" [prières]), bien qu'elle en compte 19 en semaines, et 7 à Shabbat et aux jours fériés.
Une autre prière capitale est le Shema Israël, proclamation biquotidienne du monothéisme.
Affirmation de l'Unité divine, le Shema est la prière première et fondamentale du judaïsme, tant rabbanite que karaïte.

La plupart des prières peuvent être prononcées individuellement. Néanmoins, un véritable service ne peut se tenir qu'en présence d'un quorum de dix personnes minimum, qu'on appelle minyan (Prononcer "miniane"; littéralement, "nombre"). Par ailleurs, certaines prières, comme le Kaddish, ne se font qu'en présence d'un minyan.
Certaines prières et bénédictions sont également récitées au long de la journée, comme la bénédiction avant de consommer un mets, après s'être lavé les mains, etc.

Certains objets de culte sont associés à la prière, comme le talit, châle de prière, et, chez les Juifs rabbanites tout au moins, les tefilin, phylactères contenant 4 rouleaux des textes parmi les plus essentiels du monothéisme dans la Torah, et la kippa (couvre-chef). Celle-ci est le fait d'une coutume remontant à l'ère de la Mishna, et non une prescription divine, afin de rappeler la splendeur de Dieu sous laquelle nous vivons. Pour cette raison, la kippa est portée par de nombreux Juifs religieux, surtout Ashkénazes, en dehors de la prière, et est devenue de ce fait un "signe distinctif" d'appartenance au judaïsme.

La prière est traditionnellement récitée en Hébreu, avec des passages en Araméen. Les Juifs réformés les disent néanmoins dans la langue vernaculaire, bien qu'une tendance à retourner à l'Hébreu se manifeste également chez eux.

Célébrations dans le Judaïsme

Voir l'article Célébrations dans le judaïsme

Judaïsme:A Yom Kippour, le jour le plus saint et le plus important du calendrier juif selon certains, les Juifs jeûnent et prient afin d'obtenir le pardon pour leurs péchés, individuels ou communautaires -- Tableau de 1878.
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A Yom Kippour, le jour le plus saint et le plus important du calendrier juif selon certains, les Juifs jeûnent et prient afin d'obtenir le pardon pour leurs péchés, individuels ou communautaires -- Tableau de 1878.

Les jours saints du judaïsme célèbrent des thèmes centraux de la relation entre Dieu et le monde, comme la création, la révélation, et la rédemption.

Shabbat

Voir l'article Shabbat

Shabbat, le jour hebdomadaire de repos (littéralement, "cessation") commence un peu avant le coucher du soleil le vendredi soir (en réalité, au coucher de soleil même, mais on préfère éviter le risque de transgression involontaire) jusqu'à celui du samedi soir, qu'on atteste lorsque l'on peut embrasser trois étoiles d'un seul regard.
Le Shabbat commémore aussi bien le jour de "repos" de Dieu lors des sept jours de la Création, que la sortie d'Égypte.

L'observance du Shabbat, journée de repos hebdomadaire réservée à l'étude et à la prière est la première forme d'observance liturgique donnée dans la Bible. Il joue un rôle majeur, tant dans la vie que dans la pratique religieuse, et s'accompagne d'un important corpus de lois. Un traité entier lui est consacré dans le Talmud, et c'est afin de ne pas le transgresser que Jésus fut enterré un dimanche.
Lorsque Shabbat commence, la maîtresse du foyer allume deux chandeliers et fait une bénédiction sur les bougies. Le repas du soir commence avec la sanctification (Kiddoush en Hébreu) du Shabbat faite sur une coupe de vin, et la bénédiction de deux hallot (pains tressés).
Le Shabbat se termine par la cérémonie de la Havdala.

Durant le Shabbat, il est interdit aux Juifs de s'engager dans toute activité tombant dans les 39 catégories de travail (déterminées par le Talmud). Parmi celles-ci, on compte l'écriture, le port d'objets en domaine public, l'allumage de feu, la coupure, l'essorage, etc. La conduite d'un véhicule est traditionnellement également interdite, et beaucoup de Juifs désireux de se rendre à l'office à la synagogue le font à pied.

La lecture de la Parasha (section hebdomadaire de la Torah) se fait à Shabbat, c'est pourquoi on célèbre la Bar Mitzva en ce jour.
Traditionnellement, les mariages ne sont pas célébrés à Shabbat, bien qu'on honore le futur marié en l'invitant à lire un chapitre de la Parasha.

Fêtes et célébrations

Remarque : le calendrier juif est luni-solaire : douze lunes de 29 ou 30 jours, mais afin de rester en phase avec les saisons, il introduit certaines années, dites "embolismiques", une treizieme lune.
A la suite de circonstances historiques, certaines fêtes durent 2 jours dans la Diaspora contre un seul en Israël.


Célébrations dans le judaïsme
Chaque semaine : le Shabbat
Tishri : Rosh Hashana | Jeûne de Guedaliah |les Jours Redoutables | Yom Kippour | Souccot | Hoshanna Rabba | Chemini Atseret | Sim'hat Torah
Heshvan : aucune fête ni commémoration
Kislev : Hanoucca
Tevet : Jeûne du 10 Tevet
Shevat : Tou Bishvat
Adar : Taanit Esther | Pourim
Nissan : Jeûne des premiers-nés | Pessa'h et le Seder de Pessa'h | Omer
Iyar : Pessa'h sheni | Lag BaOmer
Sivan : Chavouot
Tamouz : jeûne du 17 Tammouz et début des trois semaines bein hametsarim
Av : Les neuf jours précédant le 9 Av | Tou BeAv
Eloul : Début de la pénitence et des Seli'hot modifier


"חגים ומועדים" (Haggim ouMo'adim) signifie littéralement "Festivals et moments (consacrés)". Ce terme général inclut des fêtes joyeuses comme des commémorations pénibles. Dans le judaïsme, d'ailleurs, aucune fête n'est totalement dénuée de réflexion et d'introspection, aucun deuil n'est dénué d'espérance.
Si à Rosh Hashana, le Nouvel An juif, on se souhaite "bonne année", c'est parce qu'on espère que Dieu nous consigne dans le "Livre de bonne vie" (voire de vie tout court…).
Et si Tisha BeAv commémore la destruction des deux Temples, et est selon certains le jour le plus triste de l'année, il ne se départit pas d'une espérance en la venue du Messie.

Voir aussi Calendriers Saga

Les lois alimentaires : la casheroute

Voir l'article Cacher

Kasher (ou cacher, ou cachère, etc.) signifie propre à la consommation. Cependant, ce terme très général s'entend généralement dans le sens de lois alimentaires juives. Un mets non kasher est taref (fém. treifa), qui signifie littéralement "déchiré", consommé à partir d'un membre déchiré à l'animal (mort ou encore vivant), manger comme une bête, et non comme un homme, qui doit être saint comme Dieu Est Saint. La casheroute peut donc se définir comme la sanctification de l'alimentation.

Les lois de la cacheroute sont enseignées dans le Lévitique. On apprend de ce contexte qu'elles concernent tant la pureté rituelle et la sainteté que la santé. Parmi les lois de la casheroute figure l'interdiction de consommer le sang, les animaux qui se nourrissent d'autres animaux, ce qui exclut les animaux de proie comme les lions, le requin, l'aigle ou le brochet (parmi d'autres), ceux qui parcourent les fonds des mers à la recherche des déchets laissés par les autres, comme les fruits de mer, etc.
De même, c'est la restriction la plus célèbre, le lait et la viande ne peuvent être consommés au cours d'un même repas, car tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère (à propos du plat de venaison accompagné de crème qu'Abraham offre aux trois anges, le Midrash enseigne que les laitages furent servis avant la viande, ce qui est permis, et que, de toutes façons, les lois alimentaires n'avaient pas encore été édictées).

Bien que beaucoup n'y voient qu'une règle d'hygiène diététique ritualisée, le but avoué de la casheroute est de faire prendre conscience que les seuls aliments autorisés sont ceux qui proviennent de sources dont les aspects "spirituellement négatifs" comme la douleur, la maladie ou la malpropreté sont absents, et dont la préparation ne s'est pas assortie de pratiques comme la chasse, la torture,…

Pureté familiale

Voir l'article Nidda

Les lois de la nidda ("éloignement") se rapportent à l'éloignement obligatoire de la femme durant sa période "menstruelle", et sont appelées "lois de la pureté familiale" par euphémisme, les rapports avant mariage étant prohibés, et le mariage survenant vers l'époque de la puberté.

Diverses autres lois régissant les rapports entre hommes et femmes s'y rattachent, comme la tsniout (la "pudeur", c'est-à-dire la modestie dans l'habillement), et sont perçues comme des facteurs vitaux de la vie juive, en particulier chez les Juifs orthodoxes, mais ils sont rarement suivis chez les autres.

Les lois de la nidda proprement dites édictent que les rapports sexuels ne peuvent avoir lieu tant que dure le flux menstruel. La femme doit ensuite vérifier ses pertes jusqu'à totaliser sept jours "propres", après quoi elle se rend au mikvé pour se purifier. En suivant ce rite, la femme n'est permise à son mari que pendant sa période fertile, ce qui explique également le haut taux de natalité chez les Juifs Orthodoxes.

Événements au cours de la vie d'une personne juive

Il s'agit d'évènements survenant au cours de la vie d'une personne, et qui la lient à la communauté.

Question de Halakha : Quelles sont les conditions pour dire qu'une personne est juive?

Le sujet sera plus amplement développé dans Qui est juif

Selon la Loi juive, est considérée juive la personne née de mère juive ou convertie en accord avec la Loi juive.
Les sources en sont :

Les mouvements libéraux, comme le judaïsme reconstructionniste, déclarent également Juifs les personnes nées de mère non-Juive si le père est juif et si l'enfant a été élevé dans la pratique du judaïsme. Toutefois, ces personnes ne sont pas considérées juives par les mouvements orthodoxes ou conservateurs, pas plus que ne le sont des personnes converties par un beth din non orthodoxe.

Tous les courants théologiques du judaïsme sont ouverts aux conversions sincères.

Un juif cessant de pratiquer, de croire, fût-ce aux principes fondamentaux, reste Juif. Il en va de même pour un juif converti à une autre religion.
Cependant, dans ce dernier cas, la personne perd le statut de membre de la communauté juive, et ne peut compter dans un miniane (cf. infra). Dans le passé, la famille et les amis du converti faisaient son deuil, comme s'il était mort (Les Mitnagdim le faisaient également pour leur fille qui avait épousé un Hassid, vice versa et inversement), mais cela ne se fait plus de nos jours.

La question reçut un nouveau retentissement lorsque, dans les années 1950, David Ben Gourion, en vue de former un état "juif laïc", demanda plusieurs opinions, dans le monde religieux mais aussi dans la communauté intellectuelle internationale, quant à savoir qui peut, étant considéré Juif, bénéficier de la "loi du retour" (octroi automatique de la nationalité israélienne à qui en fait la demande, pour autant qu'il soit Juif).
La sentence, connue sous le nom de loi Mihou Yehoudi ("Qui est Juif") ne satisfait pas à l'opinion orthodoxe, puisqu'on peut remonter à un (seul) grand-parent Juif pour se considérer Juif et prétendre à la loi du retour, ce qui a conduit à des aberrations, entre autres, de citoyens israéliens néo-nazis. C'est pourquoi la question n'a pas été totalement résolue et refait surface dans les débats politiques israéliens de temps à autres.

Lieux de culte

Article détaillé : Synagogue.
Judaïsme:Intérieur de l'Esnoga, la synagogue portugaise d'Amsterdam, fleuron de la communauté sépharade après l'expulsion des Juifs de la péninsule ibérique en 1492. La tébah (plate-forme de lecture) est à l'avant-plan, l'Eikhal (Arche Sainte, où sont rangés les rouleaux de la Torah) est à l'arrière.
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Intérieur de l'Esnoga, la synagogue portugaise d'Amsterdam, fleuron de la communauté sépharade après l'expulsion des Juifs de la péninsule ibérique en 1492. La tébah (plate-forme de lecture) est à l'avant-plan, l'Eikhal (Arche Sainte, où sont rangés les rouleaux de la Torah) est à l'arrière.

Le terme Synagogue (Grec, "sunagôgon", lieu de rassemblement, traduction du terme hébraïque beit knesset) désigne des lieux de culte et d'étude juifs. Ce dernier rôle a si bien caractérisé les synagogues du monde ashkénaze qu'on les appelle en Yiddish shul (prononcer "shoule", cf Allemand "Schule", école).

Les synagogues comportent habituellement des pièces séparées pour la prière (le sanctuaire principal), de plus petites pièces pour l'étude, et souvent une pièce destinée au rassemblement communautaire (d'où leur nom) ou aux tâches éducatives.

Il n'y a pas de plan préétabli, et l'architecture, dans d'extérieur que d'intérieur, varie grandement. Toutefois, on retrouve généralement les éléments suivants :

D'autres bâtiments d'importance sont les yeshivot, Institutions d'études des textes du judaïsme , ou les mikvé, où se trouvent les bains rituels.

Texte et textes juifs

La "littérature juive" est généralement divisée en :

Littérature biblique

Le Tanakh est le livre le plus saint pour le peuple Juif, et la Torah est la partie la plus sainte du Tanakh. Elle a été dictée, selon la tradition, à Moïse par Dieu.
La fixation du canon biblique a été réalisée à l'époque de la Grande Assemblée : y figurent les livres inspirés par Dieu, en sont exclus ceux qui ne proviennent que de la sagesse humaine. La Torah n'a fait l'objet d'aucune discussion quant à son caractère divin , alors que les livres des Prophètes ainsi que les Autres Ecrits faisaient l'objet de débats intenses.
La cantillation de la Torah a été fixée par les Massorètes.

Littérature talmudique

Selon le Rav Adin Steinsalz, la Torah a été soumis à une continuelle exégèse depuis qu'elle fut donnée aux enfants d'Israël (on peut considérer les Neviim comme le premier jalon de celle-ci). Le gros de l'exégèse fut cependant orale, avant d'être codifié. Il s'agit de :

La Mishna est la première compilation, suivie de la Tossefta, qui s'en veut déjà commentaire. Laconique et sans références, elle nécessite cependant sa propre exégèse afin de relier Lois orale et écrite. Celle-ci fut réalisée en deux centres séparés de la vie spirituelle juive, Babylone et la Galilée, pour donner le Talmud de Babylone et le Talmud de Galilée, improprement appelé "Talmud de Jérusalem", moins étudié que le premier.
Des ouvrages de cette époque non intégrés dans le Talmud ont été regroupés sous le terme de "Traités mineurs", non du fait de leur importance mais de leur peu de volume.
C'est autour de la Mishna et du Talmud que repose essentiellement l'enseignement dans les instituts talmudiques de nos jours.

Une littérature exégétique se développe parallèlement au Talmud : le Midrash, dont il existe de nombreuses déclinaisons. Le Talmud y fait parfois allusion et que certains enseignements se retrouvent dans l'un et l'autre.
Les Sages du Midrash sont généralement ceux du Talmud : *Littérature midrashique:

Le Midrash Halakha est un exégèse légalistique. Il se fonde sur des principes herméneutiques pour en déduire (lehidaresh) la substance légale.
Le Midrash Aggada est un ensemble de récits non-normatifs, dont le but est d'explorer les parties non-législatives de la Torah ou de faciliter son apprentissage, y compris dans la partie légale. C'est dans cette catégorie qu'on range certains ouvrages pseudépigraphiques postérieurs, comme les Pirqei deRabbi Eliezer.

Littérature rabbinique

Si elle s'occupe essentiellement de codifier les lois dispersées dans le Talmud sans organisation apparente, la littérature rabbinique se diversifie, traitant de poésie, de philosophie, de théologie ou d'ésotérisme. Une partie importante est également consacrée à la littérature polémiste, afin de pourvoir aux besoins des Juifs pris dans une disputation publique (dont l'esprit est rarement ouvert).

Hiérarchie religieuse dans le Judaïsme

Clergé

La prêtrise, au sens classique du terme, la consécration exclusive d'individus au service du Temple, n'existe plus dans le Judaïsme depuis la destruction du Second Temple.

Il s'agissait des descendants de la tribu de Lévi, quatrième fils de Jacob, distinguée parmi le peuple d'Israël pour avoir combattu aux côtés de Moïse lors de l'épisode du Veau d'or. Au sein de ceux-ci furent distingués une seconde fois les descendants d'Aaron, le frère de Moïse, afin de s'occuper du service de Dieu (en Hébreu,le mot Clergé = Cohen).

Les Cohanim s'occupaient principalement des sacrifices, les Leviim de la manutention du Temple (portiers, chantres, etc.). A l'époque, ils pouvaient être déchus de leur rang, en s'adonnant à des rites païens, en contrevenant à leurs obligations, etc.

Bien qu'ils n'assurent plus le service du temple, ces "castes" sont toujours d'actualité, et bénéficient d'un rang privilégié au sein du Judaïsme (un Cohen a préséance sur un Lévi, qui a préséance sur un Israël -- à comprendre ici au sens de "laïc" -- lors de la lecture de la Torah par exemple). </br>De nos jours, les Cohanim occupent encore certaines fonctions particulières (rachat du premier-né, bénédiction sacerdotale,…). Les Lévites ont des tâches mineures, comme laver les mains du Cohen avant qu'il ne fasse la bénédiction.</br> Les Cohanim sont astreints à des obligations particulières (interdiction d'épouser une femme divorcée, de toucher les morts, donc l'exercice de la médecine etc.).

A noter enfin que si l'ascendance du titre de Lévi ou Cohen est strictement patrilinéaire, elle reste exclusivement confinée au sein du Judaïsme, qui se transmet matrilinéairement (dans le judaïsme orthodoxe tout au moins).

Rabbinat

Voir aussi l'article Rabbin

Le titre de Rabbi fut réservé à ceux des Sages qui occupaient une position officielle au sein de la législation judéenne, avant de désigner tout Sage dont l'érudition lui permettait de statuer sur des questions d'observance de la Loi, pour autant qu'il ait reçu sa semikha (ordination, mais le sens littéral se rapproche plus d'attestation ou reconnaissance) en terre d'Israël.
En dehors de la terre d'Israël, il ne pouvait recevoir "que" le titre de Rav (de l'Hébreu, beaucoup ou grand).
Rav désigne donc les grands parmi le peuple d'Israël, reconnus (nismakhim) parmi leurs pairs, indifféremment de leur origine (c'est-à-dire Cohen, Lévi ou Israël).

Stricto sensu, un Rav est un arbitre en matière d'observance religieuse. Cependant, le rabbin faisant souvent office de maillon dans la chaîne de transmission du savoir, d'autorité morale, d'exemple, leur autorité est comparable à celle des prêtres d'autres religions, voire la dépasse. De plus, ils tiennent souvent le rôle d'officiant (hazan, cf infra)

Néanmoins, les rabbins ne sont aucunement considérés comme des intermédiaires entre Dieu et les hommes, rôle qui ne fut tenu que par les prophètes. On s'accorde toutefois à dire que des oeuvres majeures, comme le Talmud, les commentaires de Rachi ou du Ramban, le Shoulhan Aroukh, et bien d'autres furent écrits sous l'influence du roua'h hakodesh, en d'autres termes d'inspiration divine.

Le rabbinat devint une profession officielle en France sous Napoléon. Les rabbins, qui n'étaient jusque là, que juges et arbitres, subvenant à leurs besoins par d'autres professions, parfois fort humbles (coordonnier, bûcheron,…), mais pouvant être également fort prestigieuses (médecins, ministres,…) devinrent officiellement ministres du culte, soumis à une hiérarchie (Rabbin, Grand Rabbin, etc.) et rémunérés pour cette fonction spécifiquement.

Le Judaisme Orthodoxe n'admet pas qu'une femme puisse devenir Rabbin. Seuls les mouvements libéraux nés au 19eme siècle sont susceptibles de l'accepter, non sans excès : pendant la Haskala, on vit accéder au titre de rabbin des gens dont la semikha n'était pas reconnue, quand ce n'était pas leur Judaïsme qui était sujet à caution ! Lors des "Golden Sixties" en Amérique, on vit des femmes diriger l'office, porter talith et tephillin, voire devenir rabbin!</br>Il reste exceptionnel en Europe que les femmes tiennent un rôle majeur dans l'organisation des offices ou deviennent rabbin. En France, il n'y a qu'une communauté dont le rabbin soit une femme. Il s'agit d'un rabbin libéral, Pauline Bebe. En revanche, aux États-Unis d'Amérique et au Canada sont majoritaires, les femmes rabbins sont nombreuses dans le judaïsme réformé (« reform »).

Meneurs de la prière

Depuis l'ère de la Mishna et du Talmud jusqu'au temps modernes, le Judaïsme a requis des spécialistes ou autorités en matière de rites ou cérémoniaux. </br>Bien qu'un Juif puisse remplir par lui-même la plupart des prescriptions pour la prière, certaines activités, comme la lecture de la Torah ou des haftarot (sections supplémentaires tirées des Neviim ou des Ketouvim), le Kaddish (prière à la fin dune étude, lors d'un deuil,…), la bénédiction des mariés, l'action de grâce après un repas, etc., nécessitent la présence d'un quorum ou minyan de dix personnes (10 hommes pour les Orthodoxes, et les Massortim "moins libéraux"; les Massortim "plus libéraux" et les Réformés permettent aux femmes de se joindre au minyan).

Les membres les plus fréquents du "clergé" qu'on retrouve dans une synagogue sont :

Ces rôles ne sont pas mutullement exclusifs. Une même personne est souvent qualifiée pour remplir plus d'un rôle, et le fait souvent. Ou bien, plusieurs personnes capables d'assumer ces fonctions se relayant au cours des différents offices

Autres positions religieuses spécifiques

Conversion au judaïsme

Le judaïsme ne manifeste aucune velléité expansionniste. Il peut accueillir l'individu adulte qui demande à se convertir après avoir longuement examiné ses motivations, mais ne va en aucun cas le solliciter. Les rabbins exigent une forte motivation et une adhésion sincère à la Torah chez ceux qui désirent se convertir. Ainsi la conversion ne peut avoir pour seuls motifs la satisfaction d'un conjoint juif et de sa famille.

Quelques conversions de groupe, plus ou moins spontanées, jalonnent apparemment l'histoire mais elles peuvent correspondre, à l'inverse, à l'assimilation partielle aux populations environnantes de groupes juifs coupés de leurs traditions (légendes des "Dix Tribus" disparues) :

Liens internes

Liens externes

Histoire juive

Littérature juive religieuse

Bibliographie en français (à compléter par la bibliographie des livres cités)

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Judaïsme

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