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Judaïsme et homosexualité

Comme dans d'autres religions, l'homosexualité masculine dans le judaïsme est interdite. Les justifications sont de plusieurs ordres :

  1. Textes du Lévitique où la relation sexuelle entre hommes est présentée comme une « abomination » ("Ne cohabite pas avec un homme comme avec une femme, c'est une abomination" : Lévitique 18:22)
  2. Condamnation du crime d'Onan, c'est-à-dire très précisément du fait de répandre la semence masculine hors du corps d'une femme. Il est utile de remarquer que la sodomie de la femme consentante est une pratique sexuelle non mentionnée parmi les interdits.
  3. Centralité du commandement de la Torah « Tu enfanteras ». L'impératif de procréation ne s'adresse cependant qu'aux hommes, ce qui au passage permet de justifier dans certains cas la contraception.
  4. Importance du mariage dans le judaïsme (à la différence du christianisme, célibat et chasteté ne sont absolument pas recommandés).

On peut alors faire plusieurs remarques :

Il semble que de la même façon que la tradition juive interdit à un homme de s'unir sexuellement avec une femme mariée à un autre homme, ainsi exige-t-elle d'un homme de s'interdire toute relation amoureuse avec un autre homme, quel que puisse être le degré d'amour qu'il ressent pour lui. C'est en tous cas l'attitude des rabbins orthodoxes, même si les positions sont en fait souvent beaucoup plus complexes (le rabbin Steven Greenberg notamment).

Les courants libéraux du judaïsme acceptent l'homosexualité, y compris pour les rabbins dans le cas du judaïsme Reform américain.

En France, le Beit Haverim milite dans le sens d'une plus grande reconnaissance. Voir un résumé en anglais

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