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Kiddoush

Dans le judaïsme, le kiddoush (Héb. : קידוש, litt. "sanctification", c'est-à-dire séparation, transcendance) est une courte bénédiction prononcée sur une coupe de vin cacher ou de jus de raisin cacher lors du shabbat ou d'un jour de fête.

Le kiddoush est la réalisation de la mitzvah positive "Souviens toi du jour du Shabbat afin de le sanctifier" ("זכור את יום השבת לקדשו", Zakhor ett-yom haShabbat lèkaddsho, mitzvah #91 selon le comput de Maïmonide), le "souvenir" devant se faire au moyen du vin.
Selon la Halakha, s'il n'y a pas de vin, le kiddoush peut se faire sur du pain, ou toute boisson alcoolisée (cachère), comme de la bière.

Il y a, lors de chaque Shabbat ou jour de fête deux kiddoushim : lors du repas de la veille de ces jours, et lors du repas du matin. Le premier kiddoush est d'origine biblique, le second a été institué par les Sages de la Grande Assemblée.
Le kiddoush doit se réaliser avant la séouda (repas, festin). Un homme -- généralement le père, l'officiant, ou l'homme le plus important de l'assistance -- prend le verre de vin dans sa main, et dit le kiddoush de façon à ce que l'assistance l'entende. Il est habituel que chacun boive à la coupe, mais il n'y a aucune obligation à cela.

Le Kiddoush n'est habituellement pas récité lors du troisième repas de Shabbat ("Séouda Shlishit"), bien que Maïmonide estimait qu'il fallait le faire.
Certains suivent cette opinion, notamment les 'Hassidim. Afin de différencier le kiddoush 'hova (kiddoush par devoir) du kiddoush minhag (kiddoush par coutume), ils le font au milieu du repas, et non au début.


Sommaire

Principes généraux du rituel

Afin d'honorer la mitzvah du kiddoush, on utilise souvent un élégant gobelet en argent. Ce récipient doit pouvoir contenir au moins un revi'it de liquide (à peu près 150 millilitres). La majeure partie du vin ou jus de raisin devrait être bue par celui qui récite le kiddoush, ou un autre assistant. Le reste devrait être partagé par le reste de l'assistance qui se fait passer la coupe en essayant de ne pas la vider avant que le dernier n'en ait bu (mais, encore une fois, il s'agit de coutumes).

Avant de réciter les bénédictions, la 'hallah, qui sera le prochain mets consommé en l'honneur du jour saint, doit être recouverte par une étoffe : en effet, d'un point de vue halakhique, la bénédiction sur le pain a préséance sur la bénédiction du vin; cependant, afin de commencer le repas par le kiddoush, la 'hallah doit être cachée afin de la "retirer" de la table.
Certains y voient une allégorie de l'attention à manifester à son prochain : on ne peut enlever d'honneur au pain en se concentrant sur le vin tant que le pain "regarde".

Pour le kiddoush du "matin" (en réalité, comme il a lieu après la prière du matin, il ne se fait généralement pas avant midi), on peut le réciter, même en l'absence d'intention de s'asseoir pour un vrai repas. En ce cas, un gâteau est utilisé comme nourriture à se faire passer en lieu et place du pain (d'un point de vue strictement biblique, pain et gâteau ont le même statut). Le gâteau doit lui aussi être recouvert lors de la bénédiction sur le vin.

Lorsque le kiddoush est récité sur la 'hallah (parce qu'il n'y a ni vin, ni jus de raisin, ni boisson alcoolisée disponible), on substitue la bénédiction sur le pain à la bénédiction sur le vin, et on se lave les mains avant de réciter le kiddoush et non après.
Certaines congrégations le font routinièrement, même en présence de vin.

Kiddoush de la veille de Shabbat et des trois fêtes

Il s'agit du kiddoush principal, et sa signification porte sur tout le Shabbat ou jour de fête. La prière centrale est celle de la sanctification du jour (Héb. קדושת היום kedoushat hayom), où le fidèle affirme le distinguer des autres jours, en souvenir de la création du monde (Shabbat) et/ou de la sortie d'Égypte (jour de fête).
La conclusion de la bénédiction du Shabbat est Baroukh ata Ado-naï, mèkadesh hashabbat (Béni es-Tu Eternel, qui sanctifies le Shabbat); celle des jours de fête est Baroukh ata Ado-naï, mèkadesh Israël vèhazmanim (Béni es-Tu, Etrenel, qui sanctifies Israël et les périodes).
Avant la sanctification du jour, on lit quelques versets de la Torah et la bénédiction sur le vin (ou sur le pain, ou toute boisson alcoolisée permise).
Lors des jours de fête, on ajoute après la sanctification du jour la bénédiction Shèhè'hiyanou.

Kiddoush du vendredi soir

Le kiddoush de la veille du Shabbat débute par un passage biblique attestant de la création divine du monde. L'une des intentions de respecter le Shabbat étant précisément la concrétisation de la croyance de la création du monde selon la Genèse, les assistants restent souvent debouts.
Le chef de famille, ou l'officiant, prend une coupe de vin en main et dit :

Kiddoush des trois fêtes

Cette version du Kiddoush est récitée la veille des festivales de Pessa'h, Shavouot, Soukkot et Shemini Atzeret/Sim'hat Torah. Les sections entre parenthèses sont ajoutées lors de la veille du jour de fête coïncide avec celle du Shabbat.

Le chef de famille, ou l'officiant, prend une coupe de vin en main et dit devant l'assistance debout :

Kiddoush du matin de Shabbat et des trois fêtes

Bien que le kiddoush de la veille du Shabbat ou d'un jour de fête couvre l'entièreté de sa longueur, les Sages ont décrété un kiddoush en journée, afin de rappeler une fois de plus la sainteté du jour.
Le kiddoush ne se compose à l'origine que d'une bénédiction sur le vin, mais on a coutume de lui faire précéder des versets bibliques traitant de la sainteté du jour.
Ce kiddoush est appelé en Araméen Kiddousha rabba (קידושא רבא), le "Grand kiddoush" par une tournure assez fréquente en Araméen de nommer les choses par leur contraire lorsqu'elles pourraient s'avérér déplaisantes.

Kiddoush du samedi matin

Kiddoush du matin des jours de fête

La famille Untel convie l'assistance au kiddoush en l'honneur de ...

Le terme kiddoush peut désigner par extension une réception où sont offerts vin , gâteaux, boissons légères, et buffet contenant (chez les Juifs ashkénazes, par exemple) des harengs, un kugel, des salades, du tshoulent,etc. après l'office du Shabbat matin à la synagogue.
Ce type de kiddoush est, ainsi que l'indique l'intitulé, souvent le fait d'une famille célébrant une bar mitzva, un future mariage, des fiançailles, un anniversaire, ou une promotion professionnelle.
On honore celui qui offre le kiddoush en lui laissant réciter les bénédictions du Shabbat matin devant l'assistance, qui peut ensuite consommer le gâteau et les autres délicatesses.

Référence


Aspects du Judaïsme dans la vie quotidienne
Naissance: Brit milah (circoncision) | Rachat du Premier né (Pidyon Haben) | Zeved habat | Nomination hébraïque
"Rites de passage": Upsherin | Bar Mitsva | Bat Mitsva
Shabbat: lecture de la Torah (Section hebdomadaire) | Haftara | Travaux interdits
Adulte: Ablutions dans le judaïsme | Prières et bénédictions | Action de grâce postprandiale
La femme dans le Judaïsme : Entremise | Mariage dans la tradition juive | Niddah | Mikvé | Pudeur | Divorce
Judaïsme : mitzvot (nombre et liste)| Coutumes | étude de la Torah | Etude journalière du Talmud
Culturel: Israël | Diaspora | Immigration en Israël | Tsedaka
Objets de culte: Sefer Torah | Talit | Téfiline | Kippa | Menorah | Hanoukkia | Mezouzah
Décès : Hevra kaddisha | Tahara | Tehillim | Kaddish | Shiv'ah | Yahrzeit | Yizkor
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