Liste de films possédant plusieurs fins
Lors du tournage d'un film, il arrive que plusieurs fins soient tournées.
Causes
Forme narrative (Différentes fins intégrées au film)
- Le Hasard de Krzysztof Kieślowski
- Smoking d'Alain Resnais
- No smoking d'Alain Resnais
- Pile & face (Les Portes du destin au Canada ; Sliding Doors) de Peter Howitt
- Cours Lola cours (Lola Rennt) de Tom Tykwer, comme Le Hasard ci-dessus, propose en 80 minutes trois déroulements et trois fins alternatives à une même histoire. Moyen purement cinématographique qui permet des variations sur les thèmes de la fatalité, du déterminisme ou de la chance.
- Rashōmon (film) 4 versions différentes d'une même histoire.
- et d'une certaine manière : La Double Vie de Véronique de Krzysztof Kieślowski
Désaccord entre le producteur et le réalisateur
- Blade Runner de Ridley Scott
- Terminator de James Cameron
- Brazil de Terry Gilliam
- L'Effet papillon d'Eric Bress et J. Mackye Gruber
Désaccord avec les censeurs
Hésitation du metteur en scène sur la conclusion son récit
- L'Homme de la rue (Meet John Doe) de Frank Capra
- Assurance sur la mort (Double Indemnity) de Billy Wilder
- Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, la fin exploitée commercialement diffère de celle montrée à Cannes en 1979, dont le montage n'était pas définitif (présenté comme Work in Progress)
- True Romance de Tony Scott
Suspense
La production décide de préserver le suspense en évitant les indiscrétions
- La Planète des singes de Tim Burton
- Identity de James Mangold
- Le village de M. Night Shyamalan
Projections test avant finalisation
Le metteur en scène et/ou le producteur décident de procéder à des projections test avant de finaliser la conclusion du film.
- C'est le cas pour Fight Club de David Fincher, à la fin duquel il fallut ajouter des flashbacks, non présents à l'origine, car le public test n'avait pas compris l'histoire.
Les responsables de l'importation
Les responsables de l'importation d'un film dans leur pays pensent qu'un film ne marchera pas bien s'il est laissé tel quel.
- Kiki la petite sorcière de Hayao Miyazaki, une réplique a été ajouté à la fin du film pour la version diffusée aux États-Unis afin que le happy end soit encore plus heureux.
- l'Étau (Topaz) d'Alfred Hitchcock mais il ne s'agit pas que de la fin puisque toute la partie résistantialiste ayant été gommée sur la version française, le final au stade Charléty aurait été incompréhensible ; il a alors fallu bricoler une autre fin, certes en queue de poisson, mais du coup vraisemblable... le DVD actuel donne d'ailleurs trois fins et non seulement deux.
- Mémoire effacée de Joseph Ruben : fin alternative de la VO et bonus DVD avec des scènes coupées et / ou alternatives.
Happy end
Le producteur impose une fin heureuse (happy end).
- La Belle Équipe de Julien Duvivier les deux fins ont été récemment montrées.
- L'Effet papillon de Eric Bress le coffret DVD collector contient les deux fins.
- Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi de Peter Jackson fin différente du livre de référence
Version Cinéma et Bonus DVD
Existance d'une version cinéma et quand il existe une version pour l'exploitation en salle, et une autre en bonus DVD.
- Stigmata de Rupert Wainwright le DVD offre la possibilité de voir, outre le film exploité en salle, un deuxième film qui en fait, ne diffère du premier que par la séquence finale.
Deux fins différentes en salle
Autres considérations
Plusieurs versions filmées d'une même histoire
- Deux des adaptations du roman éponyme de James M. Cain, à savoir Le facteur sonne toujours deux fois (1946) de Tay Garnett et Le facteur sonne toujours deux fois (1981) de Bob Rafelson qui présentent des fins différentes: dans celui-là la justice des hommes s'en mèle (dans un second procès) et dans celui-ci la morale toute puissante intervient comme un Deus ex machina (il n'y a pas de second procès). Voir la comparaison des versions de 1946 et 1981 du film Le facteur sonne toujours deux fois pour les détails.
Divers
- On peut aussi citer l'exemple du dessin animé la Bergère et le ramoneur, de Paul Grimault et Jacques Prévert, que les auteurs durent censurer en 1953 car la conclusion du film fut considérée comme trop progressiste. En 1979, après la mort de Prévert, le film est sorti dans la forme souhaitée par les auteurs sous le titre le Roi et l'oiseau. Malheureusement les voix remarquables de la première version (Serge Reggiani, Pierre Brasseur, ...) et la musique de Joseph Kosma furent remplacées (seulement quelques extraits de Kosma ayant été conservés).
- On peut aussi citer les films comiques Wayne's World et Wayne's World 2 où plusieurs fins sont proposés juste pour faire rire le spectateur.
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