Arikah Map

Magie (surnaturel)

Pour les articles homonymes, voir Magie. Magie (surnaturel):Disambig.svg

La Magie (que certains écrivent avec une majuscule pour la distinguer de la prestidigitation) est un ensemble de techniques, souvent ritualisées selon des codes de connaissance dits ésotériques, qui, bien que le mécanisme interne en soit plus ou moins insaisissable, permettraient de produire des phénomènes d'altération de la réalité, comme positiver le destin , influencer à sa guise le comportement d'autrui ou le cours des événements.


Magie (surnaturel):Anneau ancien reprenant le symbole du pentagramme, souvent associé à des pratiques magiques
Agrandir
Anneau ancien reprenant le symbole du pentagramme, souvent associé à des pratiques magiques

Sommaire

Concepts

Étymologie

L'origine du mot magie est très discutée. Certains n'y voient que la racine grecque magia, alors que d'autres remontent aux Perses de la période mazdéenne, chez qui le magoï était une personnalité importante dans le système religieux du zoroastrisme. D'autres, enfin, regardent vers les peuples sémitiques du Moyen-Orient, voyant son origine dans le mot akkadien magdim.

Le caractère inexplicable de la Magie

Les pratiques magiques sont censées procéder de lois de l'univers inconnues de l'homme. Par conséquent, les phénomènes qui apparaissent aux yeux de certaines personnes (praticiens de la Magie ou victimes prétendues) comme des résultats de la Magie ne peuvent naturellement pas, aux yeux de ces mêmes personnes, recevoir d'explication rationnelle.

En revanche, pour les esprits cartésiens, ces phénomènes sont explicables dans la mesure où, pour eux, ils ne relèvent que :

Ces diverses explications concourent à catégoriser la croyance dans la magie comme une superstition.

Magie blanche et magie noire

Bien qu’une importante part des adeptes modernes de la Magie prennent pour une hérésie toute tentative de catégorisation, tendant souvent à dire qu’il n’existe pas différentes magies mais une seule, l’anthropologie a démontré que l’homme fait traditionnellement la distinction entre deux sortes de pratiques, de par leurs buts : la magie blanche et la magie noire (ancienement nommées Theurgique et Goetique). La première concerne une utilisation de la Magie à des fins altruistes, ou préventives lorsqu‘elle est pratiquée pour soi. La seconde désigne une Magie motivée par des fins de vengeance, et visant à l’échec d’une victime (ou d’une communauté de victimes) dans un domaine particulier de sa (leur) vie. Les adeptes de la magie noire passent pour être néfastes à la société, dont ils s’évertuent à perturber l’équilibre, tandis que les adeptes de la magie blanche sont censés réctifier ces troubles, ou les empêcher.

C’est ainsi que, depuis les sociétés qui accordent un certain crédit aux pratiques magiques jusque dans l’imaginaire populaire, les magiciens peuvent être du côté du Mal (si l’utilisation qu’ils font de la Magie est égoïste, et/ou cause, chez autrui, de souffrance, ou de situations enclines à causer de la souffrance) ou du Bien (s’ils utilisent la Magie à des fins altruistes, ou du moins qui ne causent pas de tort à autrui).

Certains théoriciens modernes de la Magie ajoutent à ces deux premières branches une troisième catégorie, intermédiaire : la magie rouge. Celle-ci fait référence à un usage de la Magie à des fins égoïstes (souvent amoureuses ou sexuelles, mais pas obligatoirement), impliquant en tout cas le contrôle d’une victime. Selon eux, la magie rouge vise à rapporter quelque chose au magicien, tandis que la magie noire vise avant tout à maudire une personne, ne rapportant rien au praticien si ce n’est un plaisir sadique face au malheur et à la frustration que ses opérations suscitent (ou sont censées susciter) chez la victime.

Les traditions magiques

Magie (surnaturel):plot

Partie à développer.

Il existe différents systèmes, ou traditions, magiques. On peut citer pêle-mêle :

Principes de l’action magique

La pratique de la Magie repose sur la croyance que l’esprit humain est tout-puissant sur le monde qui l’entoure et qu’une pensée déterminée, bien orientée, bien concentrée, peut se concrétiser, influer sur les choses et les êtres. Mais comment cette concrétisation de la pensée serait-elle possible ? Selon les esprits matérialistes et la plupart des savants, il s’agit d’un phénomène physiquement impossible et n’ayant aucun fondement scientifique. Selon les magiciens, un pouvoir ou une force secrète servirait de truchement entre le monde mental et le plan de la réalité physique.

La Magie est en effet présentée par ses adeptes comme l’utilisation d’un pouvoir ou d’une force pour influencer une cible donnée (le praticien lui-même, une tierce personne, une collectivité dont le magicien fait partie ou non) et les événements la concernant. Les adeptes de la Magie occidentale contemporaine définissent ainsi le rôle des pratiques magiques : mettre en action cette fameuse force ou ce pouvoir pour influencer la destinée d’une cible.

La connexion psychique avec la cible

D’après les théories magiques, l’opérateur doit établir une connexion psychique (ce qui serait possible au moyen de la force évoquée) avec la cible de son action. Il doit ensuite imaginer cette cible dans la situation qu’il souhaite lui voir arriver. Tout cela s’effectue bien sûr par concentration et visualisation mentale, mais les magiciens s’aident aussi de la parole (alors appelée incantation).

Cependant, l’être humain ne peut rester concentré sur le même objet bien longtemps, et la connexion psychique établie entre le magicien et sa cible - une nécessité aux yeux des adeptes de la Magie - souffre donc de fragilité. C’est pour remédier à cela que les magiciens utilisent des « objets magiques » (aussi appelés « témoins »). Ces derniers, mis en scène dans un rituel, ont pour fonction de faciliter la connexion en question, en aidant le praticien à se concentrer sur sa cible d’une part et sur l’effet qu’il désire d‘autre part.

Outils de la Magie : les témoins

Il en existe traditionnellement deux sortes : les témoins d’action (représentations de l’effet désiré, de la situation telle que l’on voudrait qu’elle soit) et les témoins-cibles (représentation de l’individu ou de la collectivité visée). Tous deux entrent dans les facteurs de base de l’action magique.

Les facteurs de base

Les facteurs de l’action magique sont :

Les témoins d’action

Les témoins d’action ont pour fonction d’aider le magicien à se concentrer sur l’effet désiré, à s‘« immerger » dans son désir. Les témoins d’action peuvent être des dessins, des symboles (astrologiques,…), de l’encens, des bougies d’une certaine couleur, des huiles… ayant une « correspondance » de type conceptuel, archétypal (au sens psychanalytique jungien), avec l'effet voulu. Exemple :

En somme, un témoin d’action est la représentation symbolique, archétypale, de l’effet désiré. (voir aussi à correspondances hermétiques).

le témoin d'action peut aussi être "multi-fonctionnel" : un bâton, par exemple, s'il est souvent utilisé, pourra servir de témoin ;

Le témoin cible

Magie (surnaturel):Statuette d'envoûtement en cire trouvée dans une église vers 1935. On peut reconnaître un personnage de l'Angelus de Millet. Elle est creuse et contient un papier plié, percé par les aiguilles. On suppose que le nom de la « victime » y figure.
Agrandir
Statuette d'envoûtement en cire trouvée dans une église vers 1935. On peut reconnaître un personnage de l'Angelus de Millet. Elle est creuse et contient un papier plié, percé par les aiguilles. On suppose que le nom de la « victime » y figure.
Le témoin cible est un objet qui représente la cible de l’opération magique. Cette cible peut être le magicien lui-même, une autre personne, ou encore une entité composée de plusieurs personnes (comme une association, un groupe, une entreprise…).

Divergences des cultures

Il est intéressant de voir que le mode opératoire diverge selon les cultures : les magiciens de certaines traditions privilégieront des pratiques qui se verront négligées dans d’autres. Par exemple, les pratiques magiques propres aux sociétés dites "primitives", ou celles jadis très répandues dans les milieux ruraux européens, usent beaucoup de dagydes et autres effigies, et ne recourent pas aux témoins d’action. En revanche, dans les traditions magiques occidentales où le symbolisme tient une grande place, les adeptes ont coutume de mettre en jeu les correspondances hermétiques à travers l'emploi de témoins d'action (bougies, encens, etc.).

Magie et religion

Peut-on parler de fait religieux pour la magie, ou à l'inverse : la pensée magique est-elle le fondement de la pensée religieuse ?

Le courant évolutionniste : la magie est le « premier stade »

Magie (surnaturel):James Frazer
Agrandir
James Frazer
« la loi de sympathie »: le semblable appelle le semblable.
« la loi de contagion »: ce qui a été mis en contact continue à agir à distance.

L'École française de Sociologie : complémentarité et différenciation de la magie et de la religion

Malinowski : explications psychologiques ?

Pour B.M. Malinowski (1884-1942), la magie est pragmatique, elle répond à des buts précis, et est individuelle. On recherche son efficacité et trouve ses fins par les rites. La religion est plus abstraite, désintéressée, et on trouve ses fins dans les rites.Magie comme religion ont une fonction apaisante pendant des périodes de troubles ou de doutes psychologiques.

Lévi-Strauss : les liens entre magie et religion

C. Lévi-Strauss distingue magie et religion pour préférer le parallèle magie/psychanalyse. Cependant la magie ressemble à une science car elle cherche à intervenir sur les éléments. « La religion contient nécessairement de la magie et la magie contient nécessairement de la religion ».

Critiques

Histoire de la Magie dans le monde occidental

Magie (surnaturel):plot

Partie à développer.

Dans l'Antiquité

Dans la Grèce antique, la magie recouvrait trois notions : le terme maghéia, la "magie" proprement dite, correspondait à un corpus de pratiques mystiques d'origine orientale (dont le versant théorique constituait l'Hermétisme) permettant à l'initié de pénétrer les mystères divins et d'atteindre la perfection. Les deux autres sections étaient d'une part la pharmakéia, ou "pharmacopée", l'art de la connaissance des plantes et de leur usage thérapeutique, et d'autre part la goetéia, la "goétie" ou "sorcellerie", soit l'art d'influencer autrui ou le cours des choses.

Au Moyen Âge et à la Renaissance

La Magie aux XIXe, XXe et XXIe siècles

Dans le dernier tiers du XIXe siècle, la Magie a acquis une place importante dans le mouvement de l'Occultisme.

La Magie est le thème central de l'oeuvre de Joanne Kathleen Rowling : Harry Potter

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Catégories 


Magie | Religion | Anthropologie des religions

Rechercher

Rechercher

Rechercher