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Maurice Grevisse

Maurice Grevisse est un grammairien belge wallon, né le 7 octobre 1895 à Rulles, dans la Province de Luxembourg, en Belgique. Il est mort le 4 juillet 1980 à La Louvière, dans la province de Hainaut.

Par tradition familiale, Maurice Grevisse est pressenti pour reprendre la forge paternelle. Mais très vite, il affirme sa volonté de devenir instituteur. Il entre donc à l'école normale de Carlsbourg où il reçoit son diplôme d'instituteur en 1915. Il s'inscrit ensuite à l'école normale de Malonne et devient régent littéraire. Il occupe ensuite un poste de professeur de français à l'École des Pupilles de l'armée de Marneffe. Durant cette période, il apprend seul le latin et le grec. Tout en poursuivant sa carrière, il suit des cours de philologie classique à l'Université de Liège. En 1925, il reçoit le titre de « Docteur en philologie classique ». Il devient en 1927 professeur à l'École royale des cadets à Namur.

Instituteur, puis professeur, il se rend compte que les grammaires existantes ne répondent pas au besoin de son enseignement, il reprend ses annotations en un nouveau concept qu'il intitule le bon usage. Le titre s'écrit tout en minuscules sur l'ouvrage.

De nombreux éditeurs de renom refuseront son manuscrit, c'est finalement un modeste éditeur de Gembloux, en Wallonie qui le publiera en 1936. La maison Duculot était lancée, et le succès de l'ouvrage ne s'est jamais démenti même pendant la guerre. André Gide citera le bon usage comme la meilleure grammaire de langue française à son époque.

Maurice Grevisse a été nommé officier de la Légion d'honneur en 1971. De 1967 à sa mort, il a siégé au Conseil international de la langue française. Aujourd’hui (2004), son gendre André Goosse, né en 1926, grammairien également, continue de mettre à jour et de rééditer le bon usage qui en est à sa treizième édition.

Bibliographie

Outre le bon usage, Maurice Grevisse a publié plusieurs ouvrages scolaires ou utilitaires traitant de difficultés :

On mentionnera spécialement les Problèmes de langage (1961-1970) où il réunit les chroniques littéraires publiées dans le journal « La Libre Belgique ». Avec une plume alerte et ce grand souci d'exactitude concernant les faits de langue qu'on lui (re)connaît, Maurice Grevisse, libéré de l'expression guindée qui s'impose à tout rédacteur de grammaire de référence, ne manque pas, à l'occasion, de renvoyer les puristes à leurs chères études en conjuguant avec élégance… humour, finesse et sérieux. De même, en 1961, s'affirmait-il déjà comme un partisan résolu de la féminisation des noms de métiers, quelque quarante ans avant que l'Académie française ne les combattît ardemment.

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