Montpellier
- Pour les articles homonymes, voir Montpellier (homonymie).

| | Cet article n'est pas fini. Son état est provisoire et sera modifié. Une version améliorée est en préparation.
|
| Montpellier
| |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Languedoc-Roussillon (chef-lieu) |
| Département | Hérault (préfecture) |
| Arrondissement | Arrondissement de Montpellier (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 10 cantons |
| Code INSEE | 34172 |
| Code postal | 34000, 34070, 34080, 34090 |
| Maire Mandat en cours | Hélène Mandroux 2004-2008 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Montpellier Agglomération |
| Latitude | 43° 36’ 42’’ Nord |
| Longitude | 03° 52’ 38’’ Est |
| Altitudes | moyenne : 27 m minimale : 7 m maximale : 57 m |
| Superficie | 5 688 ha = 56,88 km² |
| Population sans doubles comptes | 225 392 hab. (1999) |
| Densité | 4 291 hab./km² |
| | |
Montpellier (en occitan Montpelhièr [mumpeˈʎɛ]) est une commune française située dans le département de l'Hérault, dans la région Languedoc-Roussillon. C'est la 8eme ville de France. Ses habitants sont les Montpelliérains.
Sommaire |
Géographie
Situation
La ville se situe à 10 km de la mer Méditerranée (Palavas-les-Flots) par voie express et à 75 km du point montagneux le plus proche (Mont Aigoual, situé dans le département du Gard). Pour la placer géographiquement par rapport à ses grandes consœurs, Montpellier est à 54 km de Nîmes (Gard), 168 km de Marseille (Bouches-du-Rhône, 248 km de Toulouse (Haute-Garonne), 305 km de Lyon (Rhône)et 347 km de Barcelone (Espagne). Elle est également à 750 km de Paris.
Aujourd'hui huitième ville de France par sa population intra-muros et troisième ville française de l'axe méditerranéen (derrière Marseille et Nice), elle est l'une des rares villes de plus de 100 000 habitants dont la population a augmenté de façon ininterrompue depuis une cinquantaine d'années. Elle a plus que doublé sur cette période pour atteindre le chiffre officieux de 244 100 habitants lors du recensement partiel de 2004.
Montpellier a une topographie assez torturée bien qu'elle soit très proche de la mer. On pourrait penser que la ville est plutôt plate. Il n'en est rien, bien que son point culminant soit seulement à 57 m à la place du Peyrou (ancienne place royale où trône la statue de Louis XIV). Montpellier étant construite sur une colline, certaines rues sont à forte dénivellation.
Montpellier est traversée par deux cours d'eau : le Lez à l'est, et la Mosson à l'ouest. Son paysage est surtout marqué par le pic Saint-Loup, situé à quelques kilomètres au nord de la ville et visible depuis la place de la Canourgue.
Avec la création de nouveaux quartiers à l'est puis au sud du centre-ville (successivement Antigone, Richter puis Port Marianne), et sous l'impulsion de Georges Frêche, qui a déclaré en 1977 vouloir faire de Montpellier la façade maritime entre Gênes et Barcelone, Montpellier est progressivement « tirée vers la mer ».
Climat
Le climat de Montpellier est typiquement un climat méditerranéen. Il en découle des précipitations plutôt rares mais violentes, principalement entre septembre et début mars. A contrario, l'été est souvent très sec, voire aride, avec seulement quelques précipitations en août liées aux orages. Contrairement à une idée répandue, il ne pleut pas moins à Montpellier qu'à Brest, mais les précipitations sont beaucoup plus concentrées, ce qui engendre régulièrement des inondations. Une des stations météo les plus arrosées de France est d'ailleurs celle du Mont Aigoual, qui recueille en moyenne 1300 millimètres par an alors qu'il ne pleut guère plus de 700 millimètres annuellement en région parisienne.
Températures moyennes relevées sur une année :
- de janvier à mai : entre 6.8° C et 16.3° C
- de juin à septembre : 20.3° C
- d'octobre à décembre : entre 16.3° C et 8.2° C
La température moyenne est supérieure à la moyenne nationale de 12,2 ° C, avec 14,2 ° C.
Enfin, le taux d'ensoleillement par jour est de 7h22, très largement supérieur à la moyenne française de 4h46.
Histoire
Les débuts de la ville au Moyen Âge
C'est en 986, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Le 26 novembre 986, le comte Bernard de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhelm en échange de son dévouement l'ancien territoire situé entre l'antique voie domitienne, le Lez et La Mosson. Ses héritiers construiront sur leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et d'une chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.
Bien plus jeune que ses voisines de la région comme Nîmes, Narbonne, Béziers ou Carcassonne, pour la plupart créées à l'époque romaine, la Seigneurie de Montpellier n'est créée qu'au XIe siècle. Située entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port de Lattes, la ville connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen.
Le Consulat - instauration d'une administration municipale quasi républicaine par des « consuls » - marque la fin de la dynastie des Guilhelm avec la mort de Guilhelm VIII le 9 novembre 1202.
Au Moyen Âge, son église Notre-Dame-des-Tables constitue une étape renommée pour les pèlerins partant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cet afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'Ecole de Médecine de Montpellier, fondée en 1220 par la cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. La renommée de la plus ancienne faculté de médecine est déjà immense à la fin du XIIIe siècle.
Placée sous la tutelle des rois d'Aragon et de Majorque après le mariage de Pierre II d'Aragon (1176-1213), roi d'Aragon et comte de Barcelone, avec Marie de Montpellier, le 15 juin 1204, la ville connaît son apogée. Pierre II accorde aux habitants les franchises et libertés qu'ils réclament. Leur fils Jacques Ier, natif de Montpellier, y entretient une cour brillante.
Et en 1289, les Ecoles de Médecine et de Droit de Montpellier, réputées comme centres d'érudition ouverts aux pensées juive et arabe, se voient accorder le statut officiel d'Universités par le pape Nicolas IV. Vendue au royaume de France en 1349, Montpellier est alors considérée comme la deuxième ville du royaume. Mais au cours de la seconde moitié du XIVe siècle, des épidémies successives déciment plus du tiers de sa population.
De la Renaissance aux guerres de religion
Au XVe siècle, la ville se redresse économiquement grâce à l'activité du port voisin de Lattes et au génie mercantile de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie même de la création d'un Jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.
Après que le siège épiscopal de Maguelone ait été supprimé en 1536, il s'établit à Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien édifice gothique consacré par Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des influences avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes.
Au XVIe siècle, la Réforme protestante gagne beaucoup d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme. Un des plus beaux temples de l'époque est construit. Mais au cours des décennies suivantes, les guerres de religion entraînent la destruction totale de tous les édifices religieux situés à l'intérieur des murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas être détruite, même si elle en souffre durablement.
En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme une des places fortes où les cultes protestants sont reconnus. S'en suivent une vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de religion. En 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. Le règne du roi est rétabli et le retour de la domination catholique est assuré par l'édit de Fontainebleau de 1685. Depuis, la ville est restée majoritairement catholique.
Les XVIIe et XVIIIe siècles
Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière de son nouveau statut, fait construire de nombreux hôtels particuliers, relativement élégants et dont l'architecture est caractéristique du centre historique.
La place de la Comédie et l'arc de Triomphe datent du XVIIe siècle. C'est aussi le cas de la place Jean Jaurès, construite sur le site d'une église détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du Peyrou, construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l'extérieur des fortifications. Pour alimenter les jardins, un aqueduc achemine l'eau depuis Saint-Clément-de-Rivière.
Jusqu'à la Révolution française, Montpellier est le siège des Etats du Languedoc.
Au XIXe siècle
Le développement de la viticulture au 19ème siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine.
L'édification du Palais de Justice, des églises Sainte-Anne et Saint-Roch, de la gare, et la reconstruction du théâtre en sont les parfaits exemples.
Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite, apportent pour quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier.
La Seconde Guerre mondiale
Les bombardements de la ville de Montpellier pendant la Seconde Guerre mondiale :
- 27 janvier 1944 : bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
- 27 mai 1944 : deuxième bombardement de l'aérodrome de Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
- 5 juillet 1944 : bombardement de la gare de triage par la 15th USAAF.
- 17 aout 1944 : bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.
- 24 août 1944 : deuxième bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.
Le développement de la ville au cours de l'après-guerre
Quelques éléments concernant l'histoire religieuse
Le saint patron de Montpellier est saint Roch, fêté le 16 août. L'emblème de la ville est Notre-Dame-des-tables (cf. blasonnement plus bas).
- 1802 : Montpellier devient diocèse suffragant de Toulouse ;
- 1822 : Montpellier devient diocèse suffragant d’Albi ;
- 1877 : adjonction des titres des diocèses d’Agde, Lodève et Saint-Pons-de-Thomières ;
- 2002 : érection de l’Eglise de Montpellier en archevêché métropolitain.
La cathédrale Saint-Pierre
Reconstruite au XVIIe siècle en raison des dégats dus aux guerres de religion, la voûte, le pavement de la nef et la façade sont refaits. Après avoir été réaménagée selon un projet de Jean-Antoine Giral au XVIIIe siècle, Saint-Pierre est victime de la volonté de la transformer en un édifice plus ambitieux. Les travaux dirigés par Revoil de 1855 à 1875 aboutissent à une reconstruction de la tour-clocher et à l’ajout de chapelles rayonnantes. Auguste Baussan refait le décor sculpté de la tour et du tympan dans le goût du XIIIe siècle ; les verrières du transept et du chœur, exécutées par Edouard Didron et Paul Nicod, sont posées entre 1870 et 1872. Dans le bras droit, un tableau de Sébastien Bourdon représente La chute de Simon le Magicien (1657), épisode apocryphe de la vie de saint Pierre.
La cathédrale Saint-Pierre est érigée en archidiocèse métropolitain le 8 décembre 2002 par décret de la Congrégation pour les évêques. La province ecclésiastique de Montpellier comprend à présent les diocèses suffragants de Mende et de Perpignan-Elne (auparavant suffragants d’Albi), de Nîmes (auparavant suffragant d’Avignon) et de Carcassonne (auparavant suffragant de Toulouse).
Blasons
D'azur à la vierge de carnation vêtue d'une robe de gueules et d'un manteau du champ, assise sur un trône antique d'or, tenant l'Enfant Jésus aussi de carnation vêtu d'azur, le tout surmonté des lettres A et M onciales d'argent et soutenu en pointe d'un écusson du même chargé d'un tourteau de gueules.
L'écusson d'argent au tourteau de gueules constitue les armes des seigneurs de Montpellier (les Guilhem).
Les lettres A et M signifient "Ave Maria".La vierge représentée est Notre-Dame des Tables, nommée ainsi en raison des tables des changeurs (de monnaies) qui se situaient à proximité de l'église Notre-Dame.
Urbanisme
Démographie
Au cours de la première moitié du XXe siècle, la croissance de Montpellier se fait à un rythme plutôt calme : 0,47 % par an en moyenne. Par la suite, elle devient cinq fois plus importante : 2,2 % par an de 1954 au recensement de 1999. Un premier record est établi avec une croissance démographique annuelle de 5,3 % entre 1962 et 1968 [1], due en grande partie au retour des Pieds-Noirs d'Afrique du nord.
D'après les estimations de population de l'INSEE, Montpellier compte 244 100 habitants en 2004, ce qui en fait la huitième ville française hors agglomération. Sa croissance est toujours très importante, oscillant entre 8 et 11 % depuis 1999, soit la première croissance démographique française pour une ville de plus de 10 000 habitants. Le dernier recensement estime à 391 162 habitants la population de Montpellier et son agglomération, soit le 19ème rang français.
Le recensement de 1999 précise que 20,9 % de la population montpelliéraine a entre 0 et 19 ans, 60,7 % entre 20 et 59 ans, et 18,4 % plus de 60 ans. Avec 43 % des montpelliérains âgés de moins de 30 ans, la ville est plus jeune que sa région : le Languedoc-Roussillon compte en effet 25,1 % de plus de 60 ans.
| 1806 | 1820 | 1876 | 1901 | 1911 | 1921 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | 2008* |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 33264 | 35123 | 55258 | 75950 | 80230 | 81548 | 90787 | 93102 | 97501 | 118864 | 161910 | 191354 | 197231 | 207996 | 225392 | 244100 | |
| 0,39%** | 0,81%** | 1,28%** | 0,55%** | 0,16%** | 0,72%** | 0,25%** | 0,58%** | 2,51%** | 5,29%** | 2,42%** | 0,43%** | 0,67%** | 0,9%** | 1,61%** | ||
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||||||||||||
| * Enquête annuelle (nouveau mode de calcul du recensement) **Croissance par ans par rapport du dernière recensement | ||||||||||||||||
Centre-ville historique
L'Écusson est le nom du centre-ville historique de Montpellier, limité par les anciennes murailles de la ville et par la tour de la Babote, ancienne porte d'entrée de la ville. Le nom d'écusson vient de sa forme en écu français ancien, proche d'un pentagone.
A l'ouest, l'arc de Triomphe est situé à l'emplacement d'une autre entrée de Montpellier, sur l'axe qui va de la préfecture au jardin du Peyrou.
Au XIXe siècle, s'inspirant des travaux du baron Haussmann à Paris, des travaux sont effectués pour créer de larges avenues au sein de l'Écusson. Si les travaux sont inachevés, on leur doit malgré tout la rue Foch et la rue de la Loge, principaux axes du centre-ville historique.
Quartiers de la ville
Depuis 2001, la commune de Montpellier est divisée en 7 quartiers "officiels", eux-mêmes divisés en sous-quartiers. Chacun est doté d'un conseil de quartier et d'un adjoint au maire délégué.
- Le quartier Montpellier-centre regroupe : le centre historique, Écusson, Comédie, Gares, Faubourg Boutonnet, Saint-Charles, Faubourg Saint-Jaume, Peyrou, Les Arceaux, Faubourg du Courreau, Gambetta, Clemenceau, Méditerranée, boulevard de Strasbourg, Polygone, Antigone, Nouveau-Monde, Parc à Ballons, Les Aubes, Les Beaux-Arts, Saint-Lazare
- Le quartier Croix-d'Argent regroupe : avenue de Toulouse, Croix d'Argent, Mas Drevon, Testavin, Lemasson, Garosud, Mas de Bagnières, Mas Nouguier, les Sabines, Lepic, Pas du Loup, Estanove, Val-de-Crozes, Bagatelle
- Le quartier Les Cévennes regroupe : Les Cévennes, Alco, Le Petit Bard, Pergola, Saint-Clément, Clémentville, Las Rebès, La Chamberte, La Martelle, Montpellier-Village, Les Grisettes, Les Grèzes
- Le quartier Mosson regroupe : La Mosson, Celleneuve, La Paillade, les Hauts-de-Massane, Le Grand-Mail, Les Tritons
- Le quartier Hôpitaux-Facultés regroupe : Malbosc, Saint-Priest, Euromédecine, Zolad, Plan des 4 Seigneurs, Hôpitaux, IUT, Père Soulas, Universités, Vert-Bois, Hauts de Boutonnet, Aiguelongue, Justice, Zoo, Agropolis
- Le quartier Port-Marianne regroupe : La Pompignane, Richter, Millénaire, Jacques Coeur, Consuls de Mer, Grammont, Odysseum, Montaubérou, La Méjanelle, La Mogère
- Le quartier Près d'Arènes regroupe : Les Près d'Arènes, Avenue de Palavas, La Rauze, Tournezy, Saint-Martin, Les Aiguerelles, Pont-Trinquat, Cité Mion
Projets urbains
En octobre 2005, le coup d'envoi a été donné pour le début de la construction du complexe de rugby Yves du Manoir en vue de l'organisation de la Coupe du monde de rugby en 2007, au coeur du quartier Ovalie. Il devrait pouvoir contenir près de 13 000 personnes.
Quelques photographies du centre historique
Le pavillon de l'aqueduc et le bassin | Vue sur l'aqueduc du Peyrou | Rue des Trésoriers de la Bourse | Immeuble de la place du Marché aux fleurs |
La Cathédrale Saint-Pierre |
Administration
Montpellier est la ville centre de la Communauté d'agglomération de Montpellier, qui compte 31 communes et 391 000 habitants.
Derniers maires de Montpellier :
Montpellier est divisée en 10 cantons :
- Le Canton de Montpellier-1
- Le Canton de Montpellier-2
- Le Canton de Montpellier-3
- Le Canton de Montpellier-4
- Le Canton de Montpellier-5
- Le Canton de Montpellier-6
- Le Canton de Montpellier-7
- Le Canton de Montpellier-8
- Le Canton de Montpellier-9
- Le Canton de Montpellier-10
Enseignement
Population étudiante
On estime à 60 000 le nombre d'étudiants présents dans les trois universités montpelliéraines et les écoles supérieures (Ecole Supérieure de Commerce, Ecole Nationale Supérieure d'Agronomie = Agro Montpellier, Ecole supérieure de Chimie, écoles privées...).
Lors du recensement de 1999, Montpellier compte 12 étudiants pour 100 habitants, soit les deux tiers des étudiants de la région Languedoc-Roussillon. La ville est ainsi au deuxième rang des aires urbaines nationales, après Poitiers, du point de vue de la concentration estudiantine.
La présence d'un nombre important d'universités, de formations post-baccalauréat, d'écoles et d'instituts divers, contribue à cette forte présence étudiante. Le taux de poursuite d'études supérieures dans l'académie de Montpellier est largement supérieur à la moyenne nationale (52,9 % contre 47,8 %) [2].
40 % des étudiants de Montpellier ne sont pas originaires de la région Languedoc-Roussillon, et 17 % sont de nationalité étrangère. Parmi les étudiants étrangers, une majorité viennent d'un pays hors de l'Union européenne et 47 % sont Africains. La facteur climatique n'est pas étranger à cela, même si la diversité et la qualité de la formation contribuent également à cet attrait.
Classes préparatoires
Le Lycée Joffre
Le lycée Joffre accueille environ 800 élèves en classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales.
Les classes scientifiques (500 élèves taupins) de Joffre existent depuis plus de deux cents ans. Les classes prépas littéraires (khâgnes) comptent 200 élèves et les classes commerciales une centaine.
Le lycée Mermoz
Le lycée Mermoz propose des classes préparatoires techniques.
Le Lycée privé confessionnel La Merci
Le lycée La Merci propose depuis 1991 des classes préparatoires (scientifiques et commerciales).
Universités
Montpellier est dotée de trois universités :
- - L'Université Montpellier 1 qui regroupe les disciplines diverses telles que le Droit, la Médecine, la Pharmacie, l'Economie, la Gestion, l'Odontologie et les STAPS.
- - L'Université Montpellier 2 (Université des Sciences et Techniques du Languedoc) qui regroupe les Sciences, Polytech'Montpellier et l'Institut universitaire de technologie
- - L'Université Montpellier 3 (Université Paul Valéry) qui regroupe les Lettres, les Sciences Humaines et les Arts.
La renommée des universités montpelliéraines est importante notamment dans le domaine de la recherche médicale et scientifique et ce depuis le Moyen Âge.
La Faculté de Médecine de Montpellier (Université Montpellier 1) est la plus ancienne en activité au monde. Dès 1340, elle crée un cours d'anatomie qui fait rapidement sa renommée, et en 1556 elle est la première à se doter d'un amphithéâtre consacré à l'examen des cadavres. Cette faculté a compté d'illustres étudiants et de grands praticiens, parmi lesquels Arnaud de Villeuneuve, Guy de Chauliac (père de la chirurgie médicale), Nostradamus, François Rabelais (médecin humaniste), François de Lapeyronie (chirurgien du roi), Paul-Joseph Barthez (médecin personnel de Louis XVI et de Bonaparte).
Les bibliothèques des universités font partie de la BIU (Site de la bibliothèque interuniversitaire). La Faculté de Médecine abrite une bibliothèque de 900 volumes manuscrits, dont 300 incunables, et 100 000 volumes imprimés antérieurs à 1800.
Culture
Festivals et manifestations culturelles
- la Comédie du livre, en mai, sur la place de la Comédie ;
- le Festival de Radio France et de Montpellier ;
- le Festival Montpellier Danse ;
- le Festival du cinéma méditerranéen ;
- le Printemps des Comédiens ;
- le Festival à 100 %, Espace Grammont, au mois d'octobre ;
- le Festival des Fanfares, Quartiers Beaux-Arts/Pierre Rouge et Boutonnet, mi-juin (site du Festival des Fanfares) ;
- le Festival Quartiers libres (fête populaire entre les citoyens et les artistes), fin Septembre début octobre ;
- le Festival des sports extrêmes (Fise) ;
- le Festival chrétien du cinéma ;
- le Festival Attitude (site de l'association Attitude) ;
- l'Association Patrimôme met en valeur le patrimoine auprès des enfants (site de l'association Patrimôme) ;
- le Battle of the Year, fin avril (festival de danse hip hop);
- le festival Electromind (musiques éléctroniques) fin juillet espace grammont
Installations culturelles
- le palais des Congrès et l'opéra Berlioz au sein du Corum ;
- l'opéra Comédie ;
- le théâtre de Grammont (Théâtre des 13 Vents) ;
- le musée Fabre, où se trouve une très importante collection publique de peintures.
Montpellier dans les arts
Autres
- en 1998, Montpellier a reçu le Congrès Universel d'Espéranto, qui a réuni plus de 3000 participants venant de plus de soixante pays différents (site du congrès) ;
- les Barons de Caravettes sont une confrérie montpelliéraine qui poursuit la tradition d'introniser « baron de Caravettes » les habitants de Montpellier ayant un passé familial dans la ville.
Économie
Transports
En voiture
Depuis l'été 2004, la quasi totalité du centre historique est maintenant piétonnier et n'est accessible aux riverains motorisés et aux livreurs qu'à des horaires fixes.
Circuler dans Montpellier peut être très éprouvant et les embouteillages ne sont pas rares. Enfin, il n'existe que peu de places de parking gratuites et il est interdit de stationner plus de vingt-quatre heures au même endroit.
Il est donc fortement recommandé aux touristes de laisser leur véhicule en dehors de la ville (il existe plusieurs parkings destinés à cela) ou, mieux, de venir en train. Les transports en commun au sein de la ville sont idéaux pour se déplacer l'esprit tranquille. On peut cependant déplorer un nombre de pistes cyclables insuffisant (en progression malgré tout), ce malgré les possibilités de location de bicyclettes.
Transports urbains
La TaM (Transports de l'agglomération de Montpellier) gère les transports en commun à l'intérieur de la ville de Montpellier, ainsi que plusieurs parcs de stationnement souterrains. La ligne 1 du tramway fit notamment parler d'elle à sa création par la décoration extérieure de ses rames à la Folon et par son passage sur la place piétonne de la Comédie.
Les quartiers de Montpellier sont ainsi desservis par :
- la ligne 1 de tramway reliant le quartier populaire de La Paillade au nord-ouest à la zone de loisirs d'Odysseum à l'est, en passant par les hôpitaux et facultés au nord et le centre de la ville ;
- quinze lignes de bus urbaines, et presque autant de lignes suburbaines à destination des communes de l'agglomération ;
- une ligne nocturne complétant le tramway et baptisé « Rabelais » ;
- la dernière ligne créée fut Amigo qui assure de nuit la desserte des boîtes de nuit de l'agglomération avec les quartiers centraux et universitaires de la ville, le succès de cette dernière lui a valu d'être doublée ;
- deux nouvelles lignes de tramway sont prévues :
- la ligne 2, en construction, entre Jacou et Saint-Jean-de-Védas, selon un axe nord-est - sud-ouest. Sa mise en service est prévu pour fin 2006, les 1ers test étant en cours ;
- la ligne 3, toujours en projet est en cours de concertation publique, irait de Juvignac à l'ouest jusqu'à Pérols et devrait entrer en service en 2009/2010.
Chemin de fer
La gare voyageur de Montpellier est la gare Saint-Roch, baptisée ainsi en mars 2005.
De la gare de marchandises est issue la zone industrielle des Prés d'Arènes au sud de la ville.
Auparavant, de la fin du XIXe siècle au début de la seconde moitié du XXe, Montpellier a été le terminus de plusieurs des lignes de la Compagnie de chemin de fer d'intérêt local du département de l'Hérault, gérée par le Conseil général de l'Hérault, dont le célèbre « Petit Train de Palavas ».
Montpelliérains célèbres
Personnes nées à Montpellier, selon la date de naissance
- Jacques Ier d'Aragon (1208 - 1276)
- Saint Roch (vers 1340-1378), confesseur
- Guillaume Rondelet (1507-1566), médecin
- Sébastien Bourdon (1616 - 1671), peintre
- Joseph-Marie Vien (1716-1809), peintre
- Jean-Antoine Roucher (1745-1794), poète
- Jean-Jacques Régis de Cambacérès (1753-1824), homme politique, second consul de Bonaparte, puis archichancelier sous l'Empire
- Pierre Joseph Cambon (1756-1820), député à la Convention nationale
- Louis Lepic (1765-1827), général de Napoléon Ier
- François-Xavier Fabre (1766-1837), peintre, fondateur du musée Fabre
- Auguste Comte (1798-1857), philosophe considéré comme le fondateur de la sociologie
- Adolphe Nourrit (1802-1839), ténor
- Antoine-Jérôme Balard (1802- mort à Paris en 1876), chimiste français qui a découvert le brome en 1826, professeur au Collège de France, élu à l'Académie des Sciences en 1844.
- Louis Figuier (1819-1894), écrivain et vulgarisateur scientifique
- Édouard Roche (1820-1883), astronome
- Alexandre Cabanel (1823-1889), peintre
- Frédéric Bazille (1841-1870), peintre
- Joseph Grasset (1849-1918), médecin
- Francis Ponge (1899-1988), poète
- Léo Malet (1909-1996), écrivain
- Jacques Soustelle (1912-1990), homme politique et ethnologue
- Georges Arnaud (1917-1987), écrivain
- Edmond Séchan (1919-), réalisateur
- Juliette Gréco (1927-), chanteuse et actrice
- Frank Thomas (1936-), parolier et producteur
- Jean-Luc Dehaene (1940-), homme politique belge
- Caroline Cellier (1945-), actrice française
- Henri Joyeux (1945-), chirurgien cancérologue, président depuis 2001 de la confédération Familles de France
- Roland Ramade (?-) ,chanteur du groupe Regg'lys, puis Révérand Blues
- Agathe Labernia (?-), dite Agathe,chanteuse du groupe Regrets
- Jérôme Rota (1972-), inventeur du DivX
- Mathias Malzieu (1975-), chanteur du groupe Dionysos
- Émilie Simon (1980-), auteur, compositeur et interprète
Personnes vivant ou ayant vécu à Montpellier
- Guillaume de Nogaret (1260-1313), chancelier de Philippe IV le Bel
- Guillaume de Grimoard (1310-1370), pape sour le nom d'Urbain V
- Pedro de Luna (1329-????), docteur en droit, antipape durant le Grand Schisme d'Occident sous le nom de Benoît XIII
- François Rabelais (vers 1493-1553), médecin et écrivain de la Renaissance
- Nostradamus (1503-1566), apothicaire et médecin
- Jean-Antoine Chaptal (1756-1832), chimiste et homme politique
- Paul Valéry (1871-1945), poète
- Jean-Marie de Lattre de Tassigny (1889-1952), maréchal de France
- Max Rouquette (1908-2005), écrivain de langue occitane
- Pierre Soulages (1919-), peintre
- Georges Charpak (1924-), prix Nobel de physique
- Emmanuel Le Roy Ladurie (1929-), historien
- Louis Nicollin (1943-), entrepreneur, fondateur du club de la Paillade (Montpellier Hérault Sport Club)
- Henri Joyeux (1945-), chirurgien cancérologue, président depuis 2001 de la confédération Familles de France
- Nath-Sakura (1973-), photographe
- Pascal Comelade (?-), compositeur (musique avec des jouets notamment), a vécu à Montpellier au début des années 80 où il a fréquenté la scène rock locale.
- Olivia Ruiz (1980-) , chanteuse, a suivi ses études à Montpellier.
Sport
Principales installations sportives
- Stade de la Mosson, 32 500 places
- Palais des Sports René Bougnol, 3 000 places
- Palais des Sports Pierre de Coubertin, 4 500 places
- Stade Sabathé (rugby), 7 000 places
- Stade Yves-du-Manoir (Montpellier) (rugby, en construction), 12 000 places
- Stade Universitaire Philippidès (athlétisme)
- Patinoire Végapolis (hockey sur glace)
- Piscine Olympique Antigone
Principaux clubs de sport
- En handball masculin, le Montpellier Handball (MHB) est neuf fois champion de France entre 1995 et 2006, a gagné 7 coupes de France et 3 coupes de la ligue. Au niveau européen, il a remporté la Ligue des Champions en 2003 et est arrivé en demi-finale en 2005, et en quart en 2006.
- En football masculin, le Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) a été champion de division 2, vainqueur d'une Coupe de France de football. Il joue au Stade de la Mosson. L'équipe féminine a été sacrée championne de France en 2004 et 2005 atteignant même la demi-finale de la Coupe d'Europe lors de la saison 2005/2006.
- En rugby, l'équipe du Montpellier Hérault Rugby Club joue dans le top 14 et a remporté une coupe d'Europe (Bouclier européen) en 2004, elle fut également championne de france de Pro D2 en 2003 .
- Montpellier compte aussi dans les premières divisions en sport collectif des équipes en base-ball (Montpellier Castelnau Baseball, dits les « Barracudas »), hockey sur glace (Montpellier Agglomération Hockey Club, dits les « Vipers »), volley-ball masculins (le MUC), water-polo masculins (Montpellier Water-Polo), ainsi que l'équipe féminine de Montpellier-Lattes de basket-ball, sans oublier Nicollin Pétanque aux très nombreux titres nationaux et européens.
Jumelages
La ville de Montpellier est jumelée avec :-
Louisville (Kentucky, États-Unis d'Amérique), depuis 1955. -
Heidelberg (Baden-Württemberg, Allemagne), depuis 1961 (voir aussi : Maison de Heidelbergà Montpellier) -
Barcelone (Catalogne, Espagne), depuis 1963. -
Chengdu (Sichuan, Chine), depuis 1981. -
Tibériade (Israël), depuis 1983. -
Fès (Maroc), depuis 2003.
Voir aussi
Liens externes
- Site officiel de la ville (allemand, anglais, arabe, catalan, chinois, espagnol, espéranto, français, hébreu, occitan)
- Site officiel de la communauté d'agglomération
- Montpellier sur Wikitravel
- La Commune libre de Figuerolles
- Lesnouvs.fr, Site sur la vie associative et citoyenne à Montpellier
- Discovery Montpellier : Photos, panoramas, vidéos de Montpellier
- Noms de Montpellier à travers les âges
Documents de l'INSEE
- Janvier 2002, La communauté d'agglomération de Montpellier
- Août 2004, L'extension de l'aire urbaine de Montpellier se stabilise
- Mars 2003, Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants
Bibliographie
Histoire de la ville
- Félix Platter et Thomas Platter, récits de voyages entre 1499 et 1628, édités par Emmanuel Le Roy Ladurie, Le Siècle des Platter, 2 tomes, éd. fayard, 1995 et 2000.
- Charles d'Aigrefeuille, Histoire de la ville de Montpellier, 1739.
- Gérard Cholvy (dir.), Histoire de Montpellier, éd. Privat, 1984.
Géographie
- Robert Ferras et Jean-Paul Volle, Montpellier Méditerranée, éd. Économica, Paris, 2002.
Actualités
- Presse locale et régionale : La Gazette de Montpellier (hebdomadaire), La Marseillaise - L'Hérault du jour (quotidien), Midi Libre (quotidien),
- presse satirique locale : L'Agglo-Rieuse (hebdomadaire), L'Accroche (mensuel).
- Bulletin d'information institutionnel :
- municipal : Montpellier Notre Ville,
- de la communauté d'agglomération : Harmonie.
Notes infrapaginales
| Portail du Languedoc-Roussillon – Accédez aux articles de Wikipédia concernant le Languedoc-Roussillon. |
Catégories
Page en travaux | Montpellier | Commune de l'Hérault
