Rose-Croix
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La Rose-Croix est un ordre légendaire hermétiste chrétien, relevant de la « tradition ésotérique » et « initiatique » , dont les premières mentions remontent au début du XVIIe siècle en Allemagne.
Depuis lors, de nombreux mouvements se sont réclamés de l'ordre de la Rose-Croix, ou se sont référés à «la Tradition Rosicrucienne» ou à «l'Héritage de Christian Rose-Croix».Leurs membres sont appelés les « rosicruciens »
Sommaire
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Thèses et concepts rosicruciens
Rosicrucien ou Rose-Croix, quelle est la différence ?
Traditionnellement, l'état de « Rose-Croix » désigne celui qui a atteint l'état ultime de perfection spirituelle et morale (autrement appelé état « christique » ), tandis que rosicrucien désigne l'initié qui cherche à atteindre l'état d'illumination du « Rose-Croix ».On désigne donc par « Rose-Croix » un état de conscience, qui va donc bien au delà de l'appartenance (même momentanée) à une société secrète ou semi-secrète, avec des grades, des secrets, ou des diplômes...
Rose-Croix et franc-maçonnerie
L'utopie rosicrucienne a influencé le symbolisme de la Franc-maçonnerie. Par exemple, le grade de Chevalier Rose-Croix, 18e grade du Rite Ecossais Ancien et Accepté, est symbolisé par un compas orné d'une Rose-Croix et d'un pélican qui nourrit ses petits avec son propre sang.
Rose-Croix et alchimie
À l'alchimie en laboratoire (ancêtre de la chimie moderne), dont le but ultime était de comprendre les lois de la Nature pour l'aider à se parfaire, a toujours fait écho une autre alchimie, dite spirituelle. Les véritables alchimistes, ou philosophes par le feu, font souvent référence dans leurs ouvrages aux souffleurs, c'est-à-dire à ceux qui, avides d'or, ne s'intéressent qu'à la partie matérielle de l'alchimie.
Dans son laboratoire, l'alchimiste travaille sur la materia prima et se sert entre autres pour ses opérations d'un fourneau de forme particulière, appelé athanor.
Du point de vue de l'alchimie spirituelle, la materia prima est l'âme humaine; et quant à l'athanor, il est constitué par le corps physique et les corps subtils qui maintiennent ce dernier en vie et assurent le lien avec l'âme, étincelle divine (à noter que cette vision traditionnelle n'a, dans l'état actuel des connaissances, aucun fondement scientifique). Le laboratoire est l'existence humaine au cours de laquelle l'âme a la possibilité d'accomplir son apprentissage pour se parfaire, opérant la transmutation du vil métal de ses vices et de ses défauts en or spirituel, autrement dit en les vertus et qualités correspondantes.
L'alchimie spirituelle des Rose-Croix ne peut cependant se réduire à une transformation de la personnalité de l'Homme. Telle que la conçoivent Paracelse et d'autres auteurs de référence, l'alchimie met en évidence les rapports existant entre Dieu, l'Homme et la Nature. La connaissance du « Livre de la Nature » s'oppose à une vision où l'univers n'est composé que d'atomes, à la conception d'un « univers-machine », matérialiste. Ainsi faut-il naître à l'harmonie entre l'Homme (au sens d'Anthropos) et l'Univers, entre microcosme et macrocosme. La philosophie rosicrucienne étudie avec application le ciel et la terre. Pour les Rose-Croix, l'homme est un Microcosme, ou petit cosmos, petit monde, qui n'en est pas moins l'image et l'abrégé de l'Univers, ou Macrocosme. La rencontre entre ces deux dimensions symbolisée par la Croix ayant la Rose en son centre est le lieu de l'alchimie, l'athanor. Le mythique Christian Rosenkreutz a créé un lieu appelé « Monastère du Saint Esprit » ou « Demeure du Saint Esprit », suivant la traduction. Cette demeure Sancti-Spiritus est un lieu symbolique, un laboratoire où sont disposées des cornues, où l'on distille et transmet la connaissance.
Les premiers Rose-Croix étaient nombreux à pratiquer l'alchimie opérative, par ailleurs très en vogue à l'époque, intéressant même au plus haut point les papes et les rois. Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz est un ouvrage qui fait clairement référence par son titre au travail sur la matière, dans le laboratoire.
Les rosicruciens d'aujourd'hui se concentrent avant tout sur l'alchimie spirituelle.
Le symbolisme de la rose et de la croix
Le symbole classique (repris par l'AMORC) est une croix en or ayant en son centre une seule rose rouge. La croix représentant le corps physique, et la rose l’âme en voie d'évolution, comme la fleur s'ouvre lentement à la lumière.Il désigne un état spirituel à atteindre, et l'aboutissement de la quête d'une connaissance d'ordre cosmologique en rapport avec l'hermétisme chrétien. Cette vision toute moderne du symbole de l'ordre ne saurait en limiter la signification. A ce titre il serait intéressant de rappeler que d'après Robert Fludd, le symbole de l’ordre serait rose rouge sur une croix rouge (Summum Bonum, 1629). S’inscrivant dans la lignée des Manifestes rosicruciens du XVIIe siècle, R. Fludd situe cette symbolique dans le christianisme en ajoutant que « les Rose-Croix s’appellent frères parce qu’ils sont tous fils de Dieu et que la rose est le sang du Christ, que, sans la croix interne et mystique, il n’y a ni abnégation, ni illumination ».
Les sociétés rosicruciennes passées et présentes ont décliné le symbolisme de la rose et de la croix de diverses manières : l'Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix de Stanislas de Guaita et Joséphin Péladan avait pour symbole une croix inspirée de la Croix de Malte ornée d'un pentagramme et de quatre roses, la Rosicrucian Fellowship a pour symbole une croix ornée d'une couronne de roses, etc.
La Rose-Croix d'Or désigne la rose épanouie comme étant le symbole de la perfection divine de l'âme, matérialisée par l'or. La croix d'or représente le corps de l'Homme transfiguré. Cette École évoque un chemin, vécu à travers trois roses, trois phases de transformation :
- La rose blanche représente la purification.
- La rose rouge évoque le sang de l'Amour répandu pour tous, par le Service à autrui.
- La rose d'or est l'accomplissement, la réintégration du Corps, de l'étincelle divine (l'Âme) et de l'Esprit dans l'harmonie originelle divine.
Histoire d'un mythe
Genèse des manifestes rosicruciens
Les « manifestes Rose-Croix » furent publiés de 1614 à 1616 et firent pour la première fois mention de cette fraternité en une période d'intenses tensions religieuses, de guerres, et de découvertes scientifiques.Ils ont pour titre : la Fama Fraternitatis, la Confessio Fraternitatis et Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz.[1] Certains prétendent que ces trois textes circulaient déjà sous le manteau, et qu'on en retrouve des exemplaires dès 1612 et 1613. Réf. nécessaire
La Fama Fraternitatis
En 1614 paraît à Kassel, à l'imprimerie de Wilhelm Wessel, un document anonyme : Réforme générale et universelle du monde entier. Contenant la Fama Fraternitatis de l'illustre Ordre de la Rose-Croix [...][2]. En appendice, on y trouve un manifeste : la Fama Fraternitatis ou Fraternité de l'illustre ordre de la R.C.
Le nom de la Fraternité et le nom du fondateur ne sont pas mentionnés dans la Fama ; ils sont désignés par les seules initiales R.C. et Fr. C. R.
Ce manifeste raconte la vie du fondateur qui aurait séjourné à Damas avant de fonder en Allemagne une « Demeure du Saint-Esprit ». Ce personnage mythique serait, d'après le texte, le fondateur de l'Ordre de la Rose-Croix. L'histoire relate que 120 ans après sa mort, des frères de la troisième génération auraient retrouvé son corps encore intact entouré de symboles et de devises initiatiques. Ceux-ci auraient alors décidé de révéler ces secrets et de mettre en œuvre une réforme universelle des sciences, de l'art et de la religion.La "Fama Fraternitatis" invite les sages, savants et chefs de l’Europe intéressés par son offre à se faire connaître de quelque manière "et en quelque langue que ce soit".
La Confessio Fraternitatis
En 1615, une seconde édition de la Fama paraît chez le même éditeur.[3] Il y est joint un second texte, en versions latine et allemande : Confessio Fraternitatis Rosae Crucis. Ad eruditos Europae.[4] Cette brochure révèle le nom du fondateur de la Fraternité : elle l'appelle Christian Rosenkreutz, qui peut se traduire par « le chrétien à la Rose et à la Croix » et déclare qu'il naquit en 1378 et qu'il vécut cent six ans.Les rosicruciens francophones le nomment « Christian Rose-Croix »
La Confessio Fraternitatis propose une philosophie chrétienne, et aussi un état de vie merveilleux accessible depuis l'origine des temps à l'homme regénéré. Elle annonce sans ambiguité la fin du mahométisme et du catholicisme, et la venue d'une période de révélation :
- « après que le monde se sera éveillé de son ivresse bue à la coupe empoisonnée, l'homme ira à la rencontre du Soleil levant, tôt le matin, le cœur ouvert, la tête découverte et les pieds nus, jubilant et rempli d'allégresse. »
La Confessio Fraternitatis (Témoignage) considère l'Alchimie en tant que force guérissante, capable même d'opérer transmutation des métaux, et surtout « remède suprême » pour la libération de l'humanité :
- « Maintenant, il est nécessaire que cède toute erreur, ténèbre et servitude qui se sont progressivement emparées des sciences, des œuvres et du gouvernement des humains... de sorte que la majorité des hommes se sont obscurcis... Il n'est cependant d'autre philosophie pour nous que Celle qui est la Couronne de toutes les facultés, sciences et arts. En ce qui concerne notre siècle elle comprend surtout la Théologie, la Médecine, et avant tout la Science du Droit; c'est une philosophie qui sonde le ciel et la terre à l'aide d'un excellent art d'analyse ou qui, en un mot exprime essentiellement que l'homme est un microcosme. »
Le ou les auteurs de la Fama et de la Confessio ne sont pas connus, mais il est probable qu'il s'agit de Johann Valentin Andreae (voir ci-dessous) ou de son entourage.
Les Noces Alchimiques de Christian Rosenkreutz
En 1616 paraît à Strasbourg, sans nom d'auteur, Les Noces alchimiques de Christian Rosenkreutz. Ce livre narre, à la première personne, les aventures alchimiques de Christian Rosenkreutz, et situe l'action en 1459. En fait, Johann Valentin Andreae (1586-1654) déclarera dans son Autobiographie qu'il en fut l'auteur vers l'âge de 15 ans soit vers 1601, et qu'il s'agissait d'un jeu (ludibrium).
Le texte déclare que les Rose-Croix « ne jettent pas de perles aux pourceaux, ni de roses aux ânes », indiquant qu'il s'agit d'une œuvre codée, comme il en est des traités d'alchimie. L'histoire se déroule en sept jours et est censée révéler la voie spirituelle des Rose-Croix.
Mystérieux, sans existence avérée ni tangible, l'Ordre inspira les interprétations les plus fantaisistes. On dit, par exemple, que ses supposés membres quittèrent l'Europe pour l'Inde à la fin du XVIIIe siècle.
Les cercles rosicruciens du XVIIe siècle
Robert Fludd, auteur d'un certain nombre de traités rosicruciens, se veut, principalement dans son « Apologia Compendiera » (1616), « Summum Bonum » (1629), un porte parole de cette Fraternité.
Ces ouvrages traitent de magie, de kabbale et d'alchimie .Mais leur but demeure conforme à l'idéal des « Manifestes ».Fludd établit que la sagesse , comme la magie sont la connaissance soit du bien, soit du mal.
Par bien, il range premièrement la Théosophie (ou Sagesse divine) , la connaissance de la Parole divine et le comportement qui s'en inspireet deuxièmement l'Anthroposophie, la connaissance de la Nature et la connaissance des choses humaines , la philosophie morale et la politique.A cela,il oppose la « pseudosophie » la sagesse humaine trompeuse fondée sur le scientisme naissant.
Comenius, pour sa part, développe l'idée de la « Pansophie » dont beaucoup d'éléments se retrouvent dans les « Manifestes ».Il crèe en 1647 le « Collegium Lucis » à Amsterdam, et c'est la Fraternité de la Rose-Croix qu'il désigne comme précurseur de ce collège et comme exemple à suivre.
Les cercles favorables aux idéaux rosicruciens s'affilièrent aux loges maçonniques, principalement en Angleterre.Ainsi retrouve-t-on dans le mythe maçonnique d'Hiram Abbif, maître constructeur du Temple de Salomon, les secrets de la construction intérieure ésotérique, idée qui se retrouve aussi dans l'architecture du Temple-tombe de Christian Rose-Croix , « image et abrégé de l'Univers ».
L'introduction d'un système de grades et de rituels lors de la réforme de la Franc-maçonnerie remonte en partie aux écrits de Théophilus Schweighart (voir illustration du début de l'article) et de Michaël Maïer.
René Descartes, (1596-1650) fut aussi intrigué par les Rose-Croix. Il rencontra à plusieurs reprises Comenius qu'il admirait beaucoup Réf. nécessaire. D'après Samuel Silvestre de Sacy, auteur d'une biographie de Descartes, ce dernier s'y serait intéressé lors de son séjour en Allemagne à partir de 1619 mais ne trouva pas de Rose-Croix et nia avoir jamais appartenu à cette fraternité. Citation nécessaire
Les Sociétés rosicruciennes au XVIIIe siècle
Au 18e siècle, différents mouvements et groupements portaient le nom de Rose-Croix, touchant les sphères aisées de la société et les milieux maçonniques.On pourrait à ce sujet parler d'un véritable âge d'or du rosicrucianisme.
Les plus importants d'entre eux furent la « Rose-Croix d'Or » (de 1710) et la « Rose-Croix d'Or d'ancien système » (de 1750 environ) en Allemagne.( ces organisations n'ont pas de liens historiques avec le Lectorium Rosicrucianum dont il est question plus loin hormis une prétention alchimique commune).Des groupes de théosophes ou d'alchimistes, surtout en France, connus sous le nom de « Reau-Croix » utilisèrent non seulement les symboles des rosicruciens, mais reprirent à leur charge les idéaux du 17e siècle.
Les « Rose-Croix d'Or » se firent connaitre par un ouvrage de « Sincerus Renatus », pseudonyme du prédicateur silésien Samuel Richter.Le livre a pour nom français « La vraie et parfaite diffusion de la pierre philosophale de la fraternité de l'Ordre de la Rose-Croix d'Or ».
Ce texte contient entre autres, un règlement intérieur de cette fratenité comprenant 52 règles et institue un grade qui aura une certaine importance plus tard, puisqu'il institue celui d'Impérator (une sorte de chef supprême de la Rose-Croix d'Or). Le rôle des Rose-Croix s'y voit cantonné principalement à l'Alchimie et à la magie.Certains auteurs associent le grand philosophe allemand Leibnitz aux Rose-Croix d'Or, dont il est censé avoir été le secrétaire...Il est sans doute fait référence, en réalité, à la « Société Alchimique » de Nuremberg, à laquelle il appartint.
En 1776, Johann Rudolf von Bischoffswerder, officier puis ministre de la guerre prussien, et Jean Christophe Wöllner, pasteur, instaurent un nouvel Ordre maçonnique rosicrucien, « l'Ordre de la Rose-Croix d'Or d'Ancien Système ». Ce second groupement allemand fait remonter sa généalogie, non au fondateur supposé, Christian Rose-Croix, mais à « Adam lui même ».Il est à noter que les Constitutions d'Anderson de 1723 font, elles aussi état d'un aussi prestigieuse généalogie maçonnique...Les manuels initiatiques des Rose-Croix d'Or, tout comme les « Noces Alchimiques » eurent une influence considérable à leur époque et marquèrent aussi l'œuvre de Gœthe.Réf. nécessaireLe poème de Gœthe intitulé « Les Mystères » écrit entre 1784 et 1786 y fait directement référence.Réf. nécessaireLes Rose-Croix d'Or s'étendirent de l'Allemagne à la Pologne, de la Tchécoslovaquie aux Pays-Bas et jusqu'en Russie.
En France, se créa un « Ordre des Chevaliers élus Cohen » connus sous le nom de « Reau-Croix » (Rose-Croix) représentant le grade le plus haut de la Franc-maçonnerie dite « écossaise »...A sa tête se trouvait Martines de Pasqually, qui passait pour un thaumaturge et connaisseur de la Kabbale juive.Ces « Réau-Croix » pratiquaient la théurgie.Martines est mort à Port-au-Prince en 1774. Ses successeurs mirent l'Ordre en sommeil qui ne fut « réactivé » qu'en 1996.
Parmi les membres éminents de cet Ordre on retrouve Louis-Claude de Saint-Martin dit « le philosophe inconnu », inspiré par les idées du grand savant et « visionnaire » que fut Emmanuel Swedenborg. Mais en 1788, Louis-Claude de Saint-Martin découvrit l'oeuvre de Jakob Böhmedont les écrits centrés sur la gnose l'enthousiasmèrent au point de publier certains ouvrages du maître, dont « l'Aurore à son lever ». Il est à l'origine de l'Ordre martiniste.[5].
Karl von Eckarthausen (1752) s'affilia d'abord aux Illuminati d'Adam Weishaupt, un groupement organisé selon les structures de la Franc-maçonnerie écossaise et les « Rose-Croix d'Or ».Ses adeptes représentaient la branche radicale des « Lumières » et se voulurent autant anti-chrétiens qu'anti-monarchistes. Dès qu'il découvrit que les échelons supérieurs des « Illuminati » visaient à former une société secrète politique qui allait à l'encontre des idéaux rosicruciens, il s'en retira...Réf. nécessaire
Les « Figures secrètes de la Rose-Croix des XVIe et XVIIe siècle », dotées, entre autres, de 36 planches d'images et de symboles alchimiques, théosophiques et hermétiques imprimées entre 1785 et 1788, sont d'auteur inconnu. On y distingue cependant l'inspiration de Jacob Böhme, Valentin Weigel, Heinrich Khunrath et d'autres chercheurs dans la mouvance rosicrucienne... Réf. nécessaire
Au XVIIIe siècle, certaines sociétés plus ou moins liées à la Franc-maçonnerie se réclament de l'Ordre de la Rose-Croix.Réf. nécessaire
Influencé par les idées de Josef Hoëné-Wronski, l'occultiste Eliphas Lévi a prétendu que Napoléon Bonaparte était rosicrucien, et avait reçu pour mission d'unifier l'Europe. D'autres auteurs, tels Papus ou Harvey Spencer Lewis ont aussi soutenu cette idée.
Les proches des rosicruciens voient de fréquents symboles rosicruciens dans l'art et la littérature des 17e et 18e siècles. Ils l'expliquent par l'incroyable agitation que, selon eux, suscita la publication des trois « Manifestes » en Europe. Selon les principes énoncés par Johan Valentin Andreae, le Rose-Croix se voulait conduire à l'« imitation de Jésus-Christ ».- Fondamentalement l'illuminisme rosicrucien visait à une Réforme générale du monde en commençant — premièrement — par l'individu.
Les symboles utilisés par les rosicruciens sont comparables à ceux utilisés par mouvements férus d'ésotérisme déjà existants.Pour les rosicruciens, l'opéra La Flûte enchantée de Mozart constituait une allusion à peine voilée aux rites initiatiques supposés de la Rose-Croix, notamment pour ce qui concerne les épreuves du feu et de l'eau que traversent à la fin de l'Opéra les deux héros.Il est néanmoins communément admis que, Mozart et Emanuel Schikaneder - son librettiste - étant tous deux Francs-maçons, cette oeuvre adopte une symbolique maçonnique.
Leibniz qui s'interessait à l'oeuvre de Raymond Lulle, de Bacon et de Descartes entra à l'âge de vingt ans dans l'ordre de la Rose-Croix..[6]
Les sociétés rosicruciennes du XIXe siècle
Les groupes rosicruciens du XIXe siècle versèrent de plus en plus dans l'occulte et dans la magie.On vit, principalement en France et en Angleterre, une floraison de sociétés secrètes, avec une diversité de grades, de structures hiérachiques d'origines mystérieuses et de titres impressionnants.Puis, au milieu du siècle apparurent les groupements rosicruciens anglais et américains.La plupart de ces sociétés étaient considérablement influencées par la forte personnalité de leurs guides et fondateurs.
La Societas Rosicruciana in Anglia
La Societas Rosicruciana in Anglia, ou SRIA, fut fondée en 1867 par le Maître Maçon Robert Wentworth, de la Grande Loge Unie d'Angleterre. Il s’agissait d’un ordre rosicrucien admettant un maximum de 144 membres, et exclusivement destiné aux Francs-maçons de cette Loge qui avaient atteint le grade de « Maître ».
Les rituels et les initiations de la SRIA étaient empruntés à la Franc-maçonnerie d'une part et à la mythologie égyptienne d'autre part, tandis que les devises que les candidats recevaient étaient d'origine latine, ou parfois celtique.
On a souvent répété à tort que l'écrivain Sir Edward Bulwer-Lytton, auteur de Zanoni ou la sagesse des Rose-Croix, en fut le Grand Maître et qu'il y intronisa Eliphas Lévi. En réalité, Sir Bulwer Lytton n'a jamais joué aucun rôle dans la SRIA. En juillet 1870, Bulwer Lytton avait été nommé Grand Patron de la SRIA, c'est-à-dire Président d'Honneur, sans qu'il en ait été informé. Averti seulement fin 1872 qu'on lui avait accordé cette haute dignité, il écrivit immédiatement une lettre de protestation et de refus à John Yarker, l'un des dirigeants de la Société.[7],
En 1888, William Wynn Westcott, dirigeant de la SRIA, constitua l'Ordre hermétique de la Golden Dawn, aidé de William R. Woodman et Samuel L. MacGregor Mathers.
La Golden Dawn
En 1888, à Londres, est fondée la Fraternity of the Esoteric Order of the Golden Dawn, connue plus tard sous le nom d'Hermetic Order of the Golden Dawn (« Ordre hermétique de l'Aube dorée ») par le Dr. William Wynn Wescott et Samuel Liddell MacGregor Mathers.
Sous l'impulsion de Mathers, se développa au sein de l'Ordre un « cercle intérieur » rosicrucien, l'Ordre de la Croix d’Or et de la Rose Rubis, dont les membres pratiquaient la théurgie et qui eut une influence considérable sur la pensée rosicrucienne moderne.En effet,un certain nombres de célébrités se sentirent attirés par l'ordre notamment l'occultisteAleister Crowley, le poète irlandais William Butler Yeats et Bram Stoker (l'auteur de Dracula).
Hostiles à la magie opérative, Arthur Edward Waite et ses partisans font éclater l'Ordre en morceaux en 1903 et fondent le Saint Ordre de l'Aube dorée. La Golden Dawn traditionnelle survit sous la forme de la Stella Matutina.
L'Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix
Fondé en 1888, par Stanislas de Guaita et Joséphin Péladan. Parmi ses membres, on peut relever les noms de Papus, Erik Satie (qui composa pour l'Ordre sa Sonnerie des Rose-Croix), et Claude Debussy. Prétextant un refus de la magie opérative, Péladan se sépare du groupe en 1891 pour fonder l'Ordre de la Rose-Croix Catholique et esthétique du Temple et du Graal. Cet Ordre sera à l'origine des « Salons de la Rose Croix » qui connurent une grande fréquentation.
Selon Christian Rebisse, écrivain, membre de l'AMORC, Joséphin Péladan, a été initié au rosicrucianisme par son frère Adrien (1844-1885), l’un des premiers homéopathes français. Ce dernier aurait été reçu par un « membre de la dernière branche de l’ordre, celle de Toulouse ». À cette branche toulousaine de la Rose-Croix aurait également appartenu le vicomte Édouard de Lapasse (1792-1867), un ancien diplomate et médecin alchimiste toulousain. [8].
Les sociétés rosicruciennes contemporaines
Aujourd'hui encore, de nombreux mouvements, parfois d'envergure internationale, et aussi de nombreuses personnes, se réclament de l'héritage rosicrucien.
L'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix
Suite à son initiation à Toulouse le 12 aout 1909, le docteur Harvey Spencer Lewis fonde l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix ou AMORC le 1er avril 1915 aux Etats Unis. [3]
Á Toulouse, il aurait reçu des « mandats », c'est-à-dire des « charges ». En plus, il détenait dès cette époque, les manuscrits secrets des premiers rosicruciens américains (qui dataient de 1694…).[4]De nos jours, l'AMORC est divisé en juridictions de langue, chacune ayant un siège distinct. À titre d'exemple, le siège de la juridiction francophone se trouve en Normandie; celui de la juridiction américaine à San Jose, en Californie, etc. L'Ordre regroupe environ 250 000 membres dans le monde, dont approximativement 30 000 pour la juridiction francophone (chiffres AMORC 2005).
Pour l'AMORC, le personnage de Christian Rose-Croix, ou Christian Rosenkreutz, est une allégorie. En effet, l'Ordre aurait été créé, non par un initié portant ce nom symbolique mais par une société initiatique de Mystères organisée par le pharaon Thoutmôsis III. Ce pharaon aurait regroupé les écoles de mystères existantes au sein d'une même entité, il y a 3500 ans.
L'ouverture du tombeau de Christian Rose-Croix exprimerait la résurgence de l'ordre après une période d'inactivité de 108 ans.
Harvey Spencer Lewis, fondateur de l'AMORC, a mis en avant la thèse selon laquelle il a existé dans l'histoire un seul et unique Ordre de la Rose-Croix, qui trouverait son origine en Égypte ancienne (et dont l'AMORC serait « le seul héritier moderne authentique »). Toujours d'après cette théorie, le pharaon Amenophis IV (ou Akenaton, nom qu'il prit lorsqu'il fonda sa religion monothéiste) aurait poursuivi l' œuvre de Thoutmosis III.L'Ordre se serait ensuite étendu dans le monde antique grâce à certains philosophes grecs qui allaient étudier dans les temples d'Égypte, comme Pythagore. Puis il se serait ensuite développé en succession ininterrompue jusqu'aux grands humanistes de la Renaissance et ce jusqu'à sa réapparition sous la forme actuelle de l'ordre rosicrucien AMORC.
On peut trouver un exemple de cette théorie de l'origine égyptienne du rosicrucianisme dans l'ouvrage Apolegeticus Integritatem Societatis de Rosae Cruce (1617) de Robert Fludd, médecin et rosicrucien anglais, qui explique comment « la sagesse fut extraite de la doctrine des hiéroglyphes » qui « peut être contemplée dans les pyramides memphytes où les philosophes antiques la célébraient ». En ce sens les Rose-Croix auraient perpétué l'héritage de l'hermétisme égyptien.A l'heure actuelle, les historiens ne disposent d'aucun élément matériel qui puisse venir à l'appui des dires de H.S. Lewis.
Ce dont on peut être certain , c'est que la mention de la Rose-Croix a été publique seulement lors de la publication de la "Fama Fraternitatis"en 1614.
Les membres de l'AMORC étudient librement les documents rosicruciens chez eux. Ils peuvent aussi fréquenter les Loges, Chapitres ou Pronaoï de l'Ordre où est transmise la tradition orale de l'AMORC en complément de l'enseignement écrit. Le statut d'un organisme est fonction du nombre de membres qui le fréquente : de 20 à 40 membres pour un pronaos, de 40 à 60 pour un chapitre, plus de 60 pour une loge. C'est également dans les loges que sont conférées les initiations. L'AMORC n'est pas la seule organisation contemporaine se réclamant de l'héritage des Rose-Croix, mais c'est de loin la plus importante en terme du nombre de membres.
Au début du XXe siècle, les responsables de l'AMORC créèrent L'Université Rose-Croix Internationale, connue dans le monde sous le sigle URCI. Composée essentiellement de membres de l'Ordre spécialisés dans un domaine particulier du savoir, cette université interne sert de cadre à des recherches effectuées dans des sections aussi diverses que l'astronomie, l'écologie, l'égyptologie, la médecine, la musique, la psychologie, les sciences physiques et les traditions ésotériques du passé.En France, un rapport parlementaire, publié en 1999, liste l'association parmi les sectes[9]. En raison des conséquences de ce rapport, le Grand Maitre de l'Ordre, Serge Toussaint vient de publier un livre dénonçant les amalgames dont l'AMORC a été l'objet et dans lequel il explique comment des députés en sont venus à cette sectarisation [10].
L'AMORC a publié une déclaration des devoirs de l'homme.
En août 2001, l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix a publié la Positio Fraternitatis Rosae Crucis, présentée comme le « quatrième manifeste rosicrucien ». Contrairement aux autres manifestes, son contenu n'est pas ésotérique.
La Rosicrucian Fellowship
Entre 1909 et 1911, Max Heindel pose les bases de la Rosicrucian Fellowship (« Association Rosicrucienne »). Il s'inspirera des travaux de Rudolf Steiner comme il le reconnait lui même dans une lettre datée de 1918, ainsi que de ceux de Mme Blavatsky.
L’Association Rosicrucienne (constituée en France sous le régime loi 1901) est en relation avec le siège international The Rosicrucian Fellowship, basé à Mount Ecclesia [5], Oceanside en Californie : elle est un groupe de personnes ayant choisi d’étudier les enseignements transcrits par Max Heindel au début du XXe siècle, une association internationale de mystiques ayant pour but de répandre des enseignements bien définis sur l’origine, l’évolution et le développement de l’Univers et de l’Homme, donnés pour faire du christianisme ésotérique un facteur vivant dans le monde et développer l’altruisme.
L’ouvrage de référence est la Cosmogonie des Rose-Croix, portant sur le Mystère du Monde. Selon Heindel, cette philosophie est logique pour la raison et satisfaisante pour le cœur, sans être dogmatique, tout en précisant qu' « Il n’y a pas de révélation infaillible et immuable sur un sujet aussi complexe, embrassant tout ce qui existe sous le soleil et même au-delà. »[11]
Les étudiants de ces enseignements se définissent comme rosicruciens et non Rose-Croix, le terme Rose-Croix désignant l’ordre spirituellement élevé des Frères Aînés de l’humanité, Hiérophantes desquels Max Heindel se serait fait le médiateur. Lors de réunions (facultatives), les enseignements sont abordés sous divers sujets. Les enseignements sont essentiellement dispensés bénévolement sous forme de cours par correspondance ou par couriel, que l’étudiant peut interrompre sans avoir à se justifier.
L'École de la Rose-Croix d'Or (Lectorium Rosicrucianum)
En 1924, Jan Leene, de son nom d'auteur Jan van Rijckenborgh (1896-1968), et son frère Z.W. Leene (1892-1938) adhèrent à la Rosicrucian Fellowship de Max Heindel et deviennent les principaux dirigeants de la branche hollandaise. Rejoints en 1930 par Madame Stok-Huiser (1902-1990) dont le nom d'auteur est Catharose de Petri, ils ne se sépareront officiellement de la Rosicrucian Fellowship qu'en 1935. Bien que 1945 soit la date de création de cette association, les fondateurs de l'actuelle Rose-Croix d'Or font remonter sa naissance au 24 août 1924, c'est à dire qu'ils en conçurent le projet . Le nom de « Rose-Croix d'Or » s'inspirerait d'une fraternité rosicrucienne ayant existé en Allemagne au XVIIIe siècle.
De nos jours, cette fraternité initiatique chrétienne qui se réfère à la Gnose, et au Catharisme pyrénéen a pris en 1945 le nom de Lectorium-Rosicrucianum. Elle revendique 15 000 membres actifs dans 70 pays et a son siège à Haarlem, aux Pays-Bas.
La Rose-Croix d'Or est, en France, régie par la Loi de 1901 et revendique environ 700 élèves. Chaque année, un Convent donne les orientations spirituelles à venir et fait le point sur les réalisations accomplies et futures. La Rose-Croix d'Or possède douze « centres de ville » répartis à travers l'hexagone, et trois centres de conférences nommés le Phénix (en Normandie), la Licorne (près de Montpellier), et Château Tourtel (près de Nancy). L'École de la Rose-Croix d'Or a été désignée comme secte par le rapport parlementaire français n°2468. L'association dément cette accusation et publie un ensemble de témoignages provenant de personnes de milieux extérieurs à l'association sur le site Spiritualités Vivantes.
La Confrérie de Crotone de l'Ordre rosicrucien
La Confrérie de Crotone de l'Ordre rosicrucien (« Rosicrucian Order Crotona Fellowship » ), parfois notée CCOR, fut fondée par George Alexander Sullivan en 1924. Certains la considèrent comme étant la continuation de l'Ordre des Douze, société ésotérique dirigée par Sullivan dans les années 1911-1914 puis, à nouveau, dans les années 1920.
La CCOR a d’abord fonctionné à partir de la région de Liverpool puis, à compter de 1935, de Christchurch. Le siège du groupe, près de Christchurch, était un bâtiment en bois appelée Ashrama Hall, dont la construction fut achevée en 1936. En 1938, toujours dans la région de Christchurch, le groupe érigea, notamment en la personne de Mabel Besant-Scott, le Théâtre du Jardin de Christchurch (« Christchurch Garden Theatre »), que la Confrérie appelait elle-même le Premier Théâtre Rosicrucien d'Angleterre. Des pièces à thème mystique y furent jouées de juin à septembre 1938.
Les membres de la COCR étudiaient des disciplines ésotériques à partir de lectures publiques, de pièces de théâtre et de matériel de correspondance préparés par G.A. Sullivan. Suite à la mort de ce dernier en 1942, les activités du groupe et le nombre de membres diminuèrent peu à peu. Le nombre de participants fut de toute façon toujours moindre, et le groupe est surtout connu aujourd’hui grâce à des personnages tels que Gerald Gardner ou Peter Caddy, qui en firent partie.
A noter que la Confrérie de Crotone de l'Ordre rosicrucien aurait joué un rôle important dans l'histoire du mouvement néo-païen Wicca, Gerald Gardner ayant toujours prétendu avoir élaboré ce dernier grâce à certaines relations qu'il avait au Théâtre du Jardin de Christchurch.
En liaison avec la Rose-Croix
- Deux figures importantes de l'ésotérisme occidental écrivirent et firent fréquemment allusion au personnage de Christian Rose-Croix, ou à la mission particulière des Rose-Croix en ce siècle.
Ce furent Helena Petrovna Blavatsky, fondatrice de la Société théosophique, puis Rudolf Steiner, d'abord Secrétaire Général de la Société théosophique en allemagne, puis fondateur de la Société anthroposophique. Tous deux entretinrent, dit-on, des relations particulières et parfois personnelles avec les Rose-Croix.
- L'Ordo Templi Orientis, parfois noté O.T.O., était une société secrète allemande.
Elle fut fondée par le franc-maçon viennois Karl Kellner.Après sa mort, Theodor Reuss, par ailleurs membre de la S.R.I.A., en prit la direction.Dans son contenu, l'O.T.O. mélait des influences de soufisme et de tantrisme. Les rites étaient ceux de Memphis Misraïm. Selon Reuss, l'ordre avait ses racines dans la Rose-Croix mais son origine dans Ordre du Temple.(voir article)
Controverses
Position de la République Française
L'État français a souhaité maîtriser certaines dérives sectaires dans le cadre de la protection des individus. L'Assemblée nationale a donc formé des commissions pour ces études dans les années 1990. Dans ce cadre,
- La Rose-Croix d'Or (Lectorium Rosicrucianum) a été désignée comme secte au sein d'une liste dressée dans le rapport parlementaire français n°2468, du 10 janvier 1996[12]
- L'Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix (AMORC) est mentionné dans le rapport sur les sectes n°1687, du 10 juin 1999.
- La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) mentionne l'AMORC et son "Institut Culturel de l’Enfance" dans son rapport de 2005 sur la protection des mineurs face à l'entreprise sectaire. [13]
Polémique autour de ces classifications
Ces rapports sont cependant contestés :
Ainsi, Mgr Jean Vernette (délégué de l'épiscopat français pour les questions touchant les nouveaux phénomènes religieux) a contesté la pertinence de ce classement et la méthodologie employée, mentionnant spécifiquement la Rose-Croix d'Or en tant qu'erreur typique de parcours..[14]Dans une lettre parue dans le livre de Serge Toussaint, Jean Vernette précise: " à mes yeux, l'AMORC n'est ni une secte, ni une religion, ni un mouvement s'adonnant à des pratiques sectaires. Mais une société de pensée et un mouvement humaniste. [15]
L’AMORC affirme avoir reçu un courrier daté du 13 mars 2002 de la part du Président de la Commission, Jacques Guyard, où celui-ci déclarerait souhaiter la réhabilitation [16]. Ce courrier n'a pas été publié.
Egalement, l'ancienne présidente de l'UNADFI de 1993 à 2001, Janine Tavernier, affirme dans la préface du livre de Serge Toussaint que l'AMORC n'est pas une « secte » en considérant les critères retenus par l'UNADFI de nocivité et de dangerosité. [17]. L'UNADFI n'a cependant jamais cessé de répertorier l’AMORC comme secte.
Cependant, Philippe Vuilque, président du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée Nationale confie au Parisien le 30 avril 2006 que les membres de l’AMORC "font du lobbying auprès des parlementaires" en prétendant que leur présence dans le rapport parlementaire est une erreur. Le député ajoute que leurs pratiques sont pourtant "symptomatiques de dérives sectaires".
Notes et références
- ↑ Des traductions françaises de ces trois textes assez brefs se trouvent sur http://www.fm-fr.org/fr/rubrique.php3?id_rubrique=0083
- ↑ Le titre de ce document, un écrit anonyme de 147 pages in-8° intitulé : Allgemeine and General Reformation, der gantzen weiten Welt.Beneben der Fama Fraternitatis, Dess Löblichen Ordens des Rosenkreutzes, an alle Gelehrte und Häupter Europea geschrieben: Auch einer kurtzen Responsion, von dem Herrn Haselmeyer gestellet, welcher desswegen von den Jesuitern ist gefänglich eingezogen, and auff eine Galleren geschmiedet : Itzo öffentlich in Druck verfertiget, and alien trewen Hertzen communiciret worden.
- ↑ Fama Fraternitatis R. C. Das ist Gerucht der Brüderschafft des HochlöblichenOrdens R. C. An alle Gelehrte and Heupter Europae. Beneben deroselben Lateinischen Confession, Welche vorhin in Druck noch nie ausgangen, nuhnmehr aber auff vielfältiges nachf ragen, zusampt deren beygefügten Teutschen Version zu freudtlichen Befallen, allen sittsamen guthertzigen Gemühtern wolgemeint im Druck gegeben and communiciret. Von einem des Liechts, Warheit, and Friedens Liebhabenden and begierigen Philomago
- ↑ Confession de la Fraternité de la R. C. Aux savants de l'Europe.
- ↑ http://www.martiniste.org/ site officiel de l'Ordre martiniste traditionnel
- ↑ http://www.memo.fr/article.asp?ID=PER_MOD_014 bibliographie et oeuvre de leibniz
- ↑ Gérard Galtier, Maçonnerie Égyptienne - Rose-Croix et Néo-Chevalerie; Éd. du Rocher, 1989
- ↑ http://www.rose-croix.org/histoire/histoire14.html; Histoire de la Rose Croix
- ↑ Rapport parlementaire français n°1687, du 10 juin 1999
- ↑ sectes sur ordonnance par Serge Toussaint, Grand Maitre de l'Ordre de la Rose Croix
- ↑ (Cosmogonie des Rose-Croix, p. 13)
- ↑ L'Alliance Rose-Croix,, depuis dissoute, figurait aussi dans le rapport n°2468 du 10 janvier 1996, mais n'avait aucun lien direct avec l'AMORC ou la Rose-Croix d'Or. Il s'agissait d'une émanation du désormais tristement célèbre Ordre du Temple solaire.
- ↑ Rapport MILVUDES 2005
- ↑ "La commission parlementaire ne disposait pas d'informations sérieuses. Elle s'est appuyée sur des rapports des Renseignements Généraux qui, eux-mêmes, connaissent mal le milieu de l'ésotérisme, tout en refusant de s'informer auprès des spécialistes universitaires. Cette méconnaissance s'est traduite par une véritable chasse aux sorcières dont les conséquences ont été assez graves car elle a abouti à la destruction de groupes et de personnes. La question des sectes est très mal saisie en France parce qu'elle est passionnelle, pulsionnelle et politique. Avec la mention de la Rose-Croix d'Or dans les rapports parlementaires, on a un exemple assez typique de l'erreur de parcours." in L'actualité des Religions de juillet-août 2002 [1]
- ↑ lettre de Jean Vernette adressée à l'AMORC http://www.amorc.fr/Pdf_chapitres/secte_ordonnance_2-13.pdf
- ↑ « Je tiens à témoigner qu’aucun fait n’a pu vous être reproché qui vienne conforter ce classement… Je souhaite que votre réhabilitation se confirme dans le temps, et atteste d’ores et déjà de votre situation d’Association exerçant dans le cadre légal sa liberté de pensée. » Réf. nécessaire
- ↑ "C'est pour rester fidèle à moi-même, à mes convictions, refusant le silence et la lâcheté, que j'ai accepté de m'associer à ce livre qui dénonce l'injustice dont l'AMORC a été victime en ayant été classé comme sectes."[2]
Voir aussi
Bibliographie
- Gorceix Bernard, La Bible des Rose-Croix, (Traduction et commentaire des trois premiers écrits rosicruciens (1614-1615-1616) Presses Universitaires de France, Paris 1970
- La trilogie des Rose-Croix, retranscription des 3 manifestes fondateurs : La Fama Fraternitatis (1614), La Confessio Fraternitatis (1615) et les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz (1616), Éd. Diffusion Rosicrucienne, 1999.
- Edward Bulwer-Lytton - Zanoni ou la sagesse des Rose-Croix (roman), Éd. Diffusion Rosicrucienne, 1997.
- Robert Ambelain - Sacramentaire du Rose-Croix, Éd. La Diffusion Scientifique, Paris Ve.
- Roland Edighoffer - Les Rose-Croix et la crise de la Conscience Européenne au XVIIe siècle, Bibliothèque de l'Hermétisme.
- Christian Rebisse - Rose-Croix : Histoire et Mystères, Éd. Diffusion Traditionnelle, 2003.
- Dictionnaire critique de l'Esotérisme, dirigé par Jean Servier, Éd. PUF (Voir pages d'Antoine Faivre sur la Rose-Croix).
- Rudolf Steiner
- Théosophie du Rose-Croix, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève, 1991.
- Christian Rose-Croix et sa mission, Éditions Anthroposophiques Romandes.
- Max Heindel
- Cosmogonie des Rose-Croix, Éd. Association Rosicrucienne, 1999.
- Mystères Rosicruciens, Éd. Association Rosicrucienne, 1999.
- Jan van Rijckenborgh
- La Gnose Universelle, Éd. Rozekruis Pers.
- Philosophie Élémentaire de la Rose-Croix moderne, Éd. Rozekruis Pers.
- L'appel de la Fraternité de la Rose-Croix, Éd. Rozekruis Pers.
- Le témoignage de la Fraternité de la Rose-Croix, Éd. Rozekruis Pers.
- Les Noces Alchimiques de CRC, commentaires (Vol. 1 et 2), Éd. Rozekruis Pers.
- Christianopolis, texte de Jean Valentin Andreae commenté par Jan van Rijckenborgh, Éd. Rozekruis Pers.
- Jan Gétaz, Christian Rosenkreutz - Mythe ou réalité?, Editions INRI, http://www.editions-inri.com
- Sédir, Les Rose-Croix, Ed. Amitiés Spirituelles
- Galtier Gérard, Maçonnerie Egyptienne - Rose-Croix et Néo-Chevalerie, Editions du Rocher, 1989
Article connexes
- Alchimie | Pierre philosophale
- Réforme (les manifestes rosicruciens appelaient à une « Réforme universelle et générale du monde tout entier », et il faut aussi souligner que plusieurs théologiens protestants ont joué un rôle prépondérant dans diffusion des idées rosicruciennes)
- Johann Valentin Andreae | Eliphas Lévi | Robert Fludd | Stanislas de Guaita | Joséphin Péladan | Papus | Rudolf Steiner | Max Heindel | Harvey Spencer Lewis | Jan van Rijckenborgh | Catharose de Petri
- Ordre hermétique de l'aube dorée | Antiquus Mysticusque Ordo Rosae Crucis | École de la Rose-Croix d'Or | Bibliotheca Hermetica Philosophica
- Ordre Mystique du Temple de la Rose-Croix
- Commission parlementaire sur les sectes en France
- Christian Rose-Croix
- Tobias Hess
Liens externes
Ouvrages en ligne
- Les Noces Chimiques de Christian Rosenkreutz (1616)
- Histoire des Rose-Croix écrit par Sédir (Yvon Leloup, 1871-1926)
Autres documents
- salons de la Rose Croix historique des salons de Peladan .
- Rose Croix journal publications gratuites internet
- histoire de la Rose Croix d'après les archives de l'AMORC.
- Cours de philosophie gratuits en ligne diffusés par l'Association Rosicrucienne (The Rosicrucian Fellowship)
- Bibliotheca Philosophica Hermetica (site partiellement en anglais)
- Positio Fraternitatis Rosae Crucis : « quatrième manifeste rosicrucien », publié en août 2001 par l'AMORC.
- Livre sectes sur ordonnance livre en ligne.
- http://spiritualitesvivantes.blogspirit.com/
- Ouroboros - Site dédié aux études rosicruciennes et à l'alchimie.
Quelques sociétés rosicruciennes existantes à l'heure actuelle
- La SRIA site officiel (en anglais). La doyenne des sociétés rosicruciennes, fondée le 1er Juin 1867 à Londres.
- Site de l'AMORC site officiel de l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose Croix.
- Le Cénacle de la Rose-Croix (anciennement SETI), site officiel. Ce groupe a été fondé par d'anciens responsables de l'AMORC en février 1990.
- Confraternity of the Rose Cross site officiel. Ordre créé par l'ancien Imperator de l'AMORC, Gary L. Stewart.
- Ancien Rose Cross Order site officiel. Ordre Rosicrucien s'inspirant des enseignements de Rudolf Steiner.
- La Rosicrucian Fellowship site officiel.
- La Rose-Croix d’Or (Lectorium Rosicrucianum) site officiel. Ce groupe est issu de la Rosicrucian Fellowship.
- Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix site officiel. Avatar moderne de l'Ordre créé par Stanislas de Guaita.
- Manifestations of the Neo-Rosicrucian Current (article en anglais)
Rapports parlementaires et circulaires administratives
- Rapport parlementaire français de 1995 n°2468 "Commission d'enquête sur les sectes"
- Liste des sectes tirée du rapport parlementaire français de 1995 n°2468
- Rapport parlementaire français de 1999 n°1687 "Les sectes et l'argent"
- Circulaire du 27 mai 2005 relative à la lutte contre les dérives sectaires
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Catégories
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