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Science

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Historiquement, la science (du latin scientia, connaissance) dérive de la philosophie. Au cours du Moyen-Âge, la science s'est progressivement détachée de l'emprise de la théologie. Au cours du développement des connaissances et de l'accumulation des savoirs divers, elle s'est structurée en disciplines scientifiques : chimie, biologie, physique, mécanique, optique, astronomie, économie, sociologie... Aujourd'hui, la science désigne à la fois une démarche intellectuelle reposant idéalement sur un refus des dogmes et un examen raisonné et méthodique du monde et de ses régularités, et visant à produire des connaissances resistant aux critiques rationelles, et l'ensemble organisé de ces connaissances.

Science:Henri Poincaré, un scientifique français célèbre
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Henri Poincaré, un scientifique français célèbre

Sommaire

Une définition problématique

S'il n'est en général pas trop malaisé de reconnaître une science, il est bien plus de la saisir en quelques mots. Aucune définitions n'est en effet satisfaisante, à commencer par celle proposée ci-dessus, pourtant formulée de la manière la plus neutre possible. Nous examinerons ici quelques-uns des problèmes soulevés par les tentatives courantes.

La science ou les sciences?

Devant la diversité des domaines de connaissances revendiquant le statut de science, il apparait difficile, voire naïf, d'user de ce mot au singulier. Le débat sur l'unité de la science n'est pas clos, et le simple fait d'user de ce mot au singulier, ou d'éviter au contraire un tel emploi, est porteur de sens. La neutralité ici est impossible, il faut choisir son camp. Mais il faut le choisir en conscience, et avertir le lecteur : nous n'hésitons pas ici à employer ce mot science au singulier.

Fondamentalement, la question de l'unité profonde de la science recoupe les débats opposant depuis des millénaires nominalistes et essentialistes.

Catégorisations de la science

On classe généralement les sciences selon :

Il ne faut pas se laisser abuser par ces grandes catégorisations, qui peinent à rendre compte de réalités plus complexes. Une même science peut ainsi être pour partie expérimentale, pour partie observationnelle. Il faut également prendre garde de ne pas tomber dans l'excès inverse qui consisterait, face à la complexité du réel, à nier qu'il puisse y avoir de profondes différences entre les différentes formes de recherche scientifique.

Selon leurs buts

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Voir l'articleApplications de la science.

Les sciences appliquées visent la réalisation d'un objectif pratique, tandis que les sciences fondamentales (qu'il ne faut pas confondre avec la technique en tant qu'application de connaissances empiriques) visent prioritairement l'acquisition de connaissances nouvelles. On ne peut cependant classer a priori une discipline particulière dans un domaine ou dans un autre. La physique ou la biologie peuvent ainsi aussi bien être fondamentale qu'appliquée, selon le contexte. Certaines disciplines restent cependant plus ancrées dans un domaine que dans un autre. La cosmologie est par exemple une science exclusivement fondamentale. L'astronomie est également une discipline qui relève dans une grande mesure de la science fondamentale. La médecine, la pédagogie ou l'ingénierie sont au contraire des sciences appliquées (mais pas exclusivement).

Sciences appliquées et sciences fondamentales ne sont pas cloisonnées. Les découvertes issues de la science fondamentale trouvent des fins utiles (ex : le laser et son application au son numérique sur CD). De même, certains problèmes techniques mènent parfois à de nouvelles découvertes en science fondamentale. La recherche en science fondamentale repose sur la technologie issue de la science appliquée. Les laboratoires de recherche et les chercheurs peuvent même faire parallèlement de la science appliquée et de la science fondamentale.

Selon leurs méthodes

Un première distinction de cet ordre peut être faite entre les sciences nomothétiques et les sciences idiographiques. Les premières cherchent à établir des lois générales pour des phénomènes susceptibles de se reproduire. Il on y retrouve bien évidemment la physique ou la biologie, mais également des sciences humaines ou sociales comme l'économie, la psychologie ou même la sociologie. Les secondes s'occupent au contraire du singulier, de l'unique, du non récurant. Cette classe de sciences pose évidemment problème. Cependant, l'exemple de l'histoire montre qu'il n'est pas absurde de considérer que le singulier peut être justiciable d'une approche scientifique.

Science:La chimie : science expérimentale.
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La chimie : science expérimentale.

Une seconde distinction peut porter sur le recours, ou non, à la démarche expérimentale. Les sciences expérimentales, comme la physique ou la biolgie, reposent sur une démarche active du scientifique, qui construit et contrôle un dispositif expérimental reproduisant certains aspects des phénomènes naturels étudiés. Ces sciences emploient la méthode expérimentale. Les résultats des expériences ne sont pas toujours quantifiables (exemple : l'expérience de Konrad Lorenz avec les oies grises, en éthologie). Lorsqu'il n'est pas possible de contrôler un environnement expérimental, les scientifiques peuvent avoir recours à l'observation. Lorsqu'une discipline se forme autour de cette démarche, on parle alors de sciences d'observation. L'astronomie ou l'économie en sont des exemples classiques. Mais la frontière n'est jamais nette : il existe une économie expérimentale, et la physique des hautes énergies permet d'une certaine façon de tester expérimentalement certaines théories astronomiques. À ce diptyque expérimentation / observation, s'ajoutent aujourd'hui la simulation informatique.

Selon leur objet

On peut enfin distinguer les sciences empiriques et les sciences logico-formelle. Les premières portent sur le monde empiriquement accessible, et partent de notre expérience sensible de ce monde. Elles regroupent :

De leur côté, les sciences logico-formelles (ou sciences formelles) explorent déductivement, selon des règles de formation et de démonstration, des systèmes axiomatiques. Il s'agit par exemple des mathématiques ou de la logique.

Différentes approches de la science

Approche épistémologique

Réfutabilité

Selon le philosophe Karl Popper, une théorie n'est scientifiquement acceptable que si elle peut être réfutable, c’est-à-dire qu'elle peut être soumise à des tests expérimentaux afin de tester la concordance de ses prédictions théoriques avec la réalité observée. Cette "réfutabilité" - qui est problématique - est aujourd'hui le critère de démarcation entre science et non-science le mieux connu du grand public.

Science et rationalité

La science se revendique comme l'application de la raison à l'exploration du monde qui nous entoure.

Le problème de l'induction

La science ne fonctionne pas par méthode déductive pure. Une série d'expériences ne validerait en effet des résultats qu'effectués à une date et en un endroit particuliers, sans possibilité logique de les généraliser. Bertrand Russell mentionne dans son ouvrage Science et religion (chapitre La science est-elle superstitieuse ?) ce qu'il nomme le scandale de l'induction, et qu'il voit comme un mal nécessaire.

Unicité de la science et méthode scientifique

La question de l'unicité de la méthode scientifique est problématique (Paul Feyerabend).

Cette (ces) méthode(s) devrai(en)t garantir la validité et l'objectivité de ses (leurs) résultats. On associe généralement méthode scientifique et méthode hypothético-déductive :

  1. Formulation d'une hypothèse
  2. Expérimentation ou observation
  3. Correction, confirmation ou infirmation de l'hypothèse
  4. Questionnement sur les conclusions : on recommence le cycle à l'étape 1

Histoire

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Voir l'articleHistoire des sciences.

Malgré le fait que les méthodes scientifiques soient relativement récentes, (conçues durant la révolution scientifique) l'histoire des sciences ne s'interresse pas uniquement au faits postérieurs à cette dite rupture. Au contraire, celle-ci tente de suivre la piste des précurseurs de la science moderne jusqu'au temps préhistoriques.

En occident l'antichambre de la science a été la philosophie naturelle. Celle-ci discrédite l'expérimentation en tant que méthode de validation du savoir, en se focalisant en revange sur l'observation pure. Un des plus émminents philosophes naturels a été le penseur Aristote (-384 - -322). Parallèmement, le monde oriental développa des systèmes de pensées scientifiques qui leur étaient propres qui n'avait rien à envier à leurs contreparties occidentales pendant une grande période de l'Histoire.

Après la chute de l'empire romain d'occident (476), au début du Moyen-âge, la majeur partie de l'Europe avait perdu le contact avec les savoirs écrits. Souvent décrit comme un âge obscure

La Renaissance (XIVe siècle en Italie), dénommé ainsi pour la redécouverte des travaux des penseurs classiques, marqua la fin du moyen âge et fonda les bases solides pour l'émergence de nouvelle connaissances. Parmi les scientifiques de cette époque se détache Nicolas Copernic, à qui l'on attribue généralement d'avoir commencer la révolution scientifique avec l'héliocentrisme. Parmi les savants plus célèbre qui dévellopèrent les méthodes scientifiques se distinguent Roger Bacon en Angleterre, René Descartes en France y Galileo Galilei en Italie.

Approche sociologique

Approche institutionnelle

L'ensemble des actions entreprises en vue d'améliorer et d'augmenter l'état des connaissances dans un domaine scientifique constitue la recherche scientifique. L'organisation et la prise en charge des activités de recherche constituent un enjeu important de compétitivité et de prestige pour toutes les nations.

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Voir l'articleRecherche scientifique.

La dynamique de la science

Polanyi

Kuhn

Le rôle des controverses

Théorie et expérience

La reproductibilité

Moteurs psychologiques de la pratique scientifique

La libido sciendi

La volonté d'avoir raison de Nouvel

Les apports de la science

D’une manière générale, la recherche scientifique est porteuse de progrès technique qui permet une amélioration des conditions de vie. Par ailleurs, en apportant un modèle du monde, elle aide à combattre les idées reçues et les manipulations.

C’est aussi un instrument primordial du développement social et économique d’un pays. En effet, la recherche est porteuse d’innovation et permet aux entreprises de faire évoluer leurs produits et services pour rester compétitifs. Par ailleurs, les chercheurs au sein de l’université ont une activité de formation ; étant toujours à la pointe des techniques et des savoirs, ils peuvent former des personnes qui sauront s’adapter aux évolutions des techniques, et qui seront elles-mêmes porteuses d’innovation au sein des entreprises.

Enfin, les chercheurs constituent un réservoir d’experts, qui peuvent participer à la résolution de problèmes ponctuels et réagir à des situations inattendues (participation à la manifestation de la vérité dans les enquêtes de police, mise en place de mesure pour combattre les épidémies...).

La recherche scientifique apporte donc non seulement des innovations technologiques, thérapeutiques, économiques... mais aussi un service (formation, expertise, normalisation).

Production alimentaire

La recherche scientifique a révolutionné l’agriculture et multiplié par deux la production mondiale de céréales entre 1950 et 1971. Cette augmentation résulte d’une combinaison de génétique, de botanique, de chimie et d’ingénierie.

Santé

De même, la science nous a permis d’améliorer notre compréhension du fonctionnement du corps humain et a contribué à augmenter notre espérance de vie dans les pays industrialisés. En 1693, l’astronome anglais Edmond Halley publia une étude portant sur l’espérance de vie dans la ville allemande de Breslau qui montre que sur 100 enfants, la moitié dépassait les 10 ans et seulement 11 atteignaient l’âge de 70 ans. Masaccio, Mozart et Schubert moururent respectivement à l’âge de 27 ans, 35 ans et 31 ans bien que d’autres grands hommes aient vécu plus longtemps. De plus, la tuberculose, la variole, la poliomyélite, la méningite et la pneumonie ont quasiment disparu dans les pays industrialisés (ceci étant également dû à une meilleure hygiène et un meilleur niveau de vie eux-même atteints grâce aux découvertes scientifiques).

Ces progrès se sont bien entendu portés sur les traitements (vaccination, médicaments, chirurgie, et maintenant thérapie génique) mais aussi sur l’organisation (médecine d'urgence, Samu), l’hygiène et la prévention (éducation à la santé, services vétérinaires pour la surveillance des aliments, traitement des eaux...).

Les études sur le comportement (sociologie, psychiatrie, psychanalyse, psychologie) ont permis de mieux comprendre les maladies mentales, les névroses et les psychoses. On est passé d’un statut de « fou » (enfermé dans des asiles et soumis à des traitements dégradants) à celui de « patient ».

Production d’énergie

La force et la résistance humaine étant limitées, les humains ont recours à outils et à des machines qui permettent d’effectuer plus efficacement les tâches (plus rapidement, avec une plus grande ampleur, avec une plus grande sécurité...). Le passage du travail d’origine animale (animaux de bât, de trait) et des moulins (à eau et à vent) à la machine a été rendu possible grâce à la possibilité de produire de l’énergie.

Les deux révolutions industrielles ont été permises par la découverte de modes de production d’énergie maîtrisée : la machine à vapeur et les énergies fossile (charbon, pétrole).

La découverte de l’électricité ou de la transmission hydraulique ou pneumatique a permis de séparer le lieu de production d’énergie (centrale) et le lieu de son utilisation (domicile, usine).

La découverte de la radioactivité au début du XXe siècle a fourni une nouvelle source d’énergie thermique (transformée en électricité), qui a permis notamment à certains pays, comme la France, de diversifier ses fournisseurs de matière première et a donc joué un rôle important sur la politique extérieure (indépendance vis-à-vis des producteurs de pétrole), et de réduire la pollution atmosphérique, au prix d’une augmentation des risques et d’un problème jusqu’ici non résolu de traitement des déchets et des centrales désaffectées.

Actuellement, de nombreuses recherches et expérimentations sont menées sur les énergies dites « renouvelables » (éolienne, solaire) en plus de celle déjà maîtrisées (barrages hydrauliques, usine maréemotrice de la Rance). On mène également des recherches sur la fusion nucléaire.

Science et société

Critiques de la science

Les résultats scientifiques, de part les technologies qu’ils permettent de concevoir, ont pris une grande importance dans les sociétés industrielles développées. Pour cette raison, elles subissent diverses critiques liées à ces applications, notamment celles qui sont liées à un aspect de la société particulièrement cible de critiques politiques (relations économiques, activités militaires).

Les applications militaires de la science

Les moyens militaires modernes reposent souvent sur des technologies de pointe, parfois résultant de développements scientifiques récents. Un exemple célèbre de développement scientifique, technologique et militaire combiné est le Projet Manhattan, par lequel les États-Unis ont développé l’arme nucléaire au cours de la Seconde Guerre mondiale.L’intégration de la science, de la technologie, des moyens industriels et des utilisateurs militaires a d’ailleurs parfois été appelée complexe militaro-industriel (d’après l’expression du président américain Dwight Eisenhower).

On critique la participation de la science à l’industrie militaire sur plusieurs points :

La soumission aux intérêts économiques

Le financement de la recherche, notamment par l’industrie privée, tend à favoriser les directions permettant la création de technologies pour un marché solvable.

On accuse notamment l’industrie pharmaceutique

De la même façon, on accuse les industries agronomiques d’ignorer les risques éventuels des OGM et l’impacts socioéconomique de leur diffusion dans les pays peu développés, dans le but d’augmenter ces profits.

Remarquons que ces critiques ne portent pas sur la recherche scientifique en tant que telle, mais sur sa direction et l’usage de ses résultats par le système économique. Cependant, elles s’accompagnent généralement d’une critique du système scientifique et des scientifiques :


Les limites éthiques de l'indépendance de la recherche

Pour faire face notamment aux dérives possibles évoquées ci-dessus, il est généralement accepté que l'État doit assurer l'indépendance de la recherche publique, en s'assurant que les chercheurs ne seront pas influencés dans leur travaux par des circonstances extérieures. Ce principe s'applique évidemment à la teneur des résultats de la recherche (qui doivent correspondre à une vérité scientifique, que celle-ci soit en accord ou non avec les attentes des pouvoirs publics ou autres), mais aussi aux thèmes abordés par la recherche (qui ne doivent pas laisser volontairement irrésolue une question dérangeante).

L'indépendance de la recherche doit cependant être restreinte aux activités acceptables d'un point de vue éthique, et raisonnables d'un point de vue de stratégie scientifique, c'est-à-dire ayant un impact potentiel suffisamment significatif.

Une difficulté majeure consiste à déterminer qui doit juger de ces limites. Dans les pays occidentaux, le statu quo actuel confère aux scientifiques une liberté relative, très variable selon les disciplines : de nombreux groupes de chercheurs disposent d'une stabilité d'emploi et d'une indépendance suffisante pour décider collégialement des directions de recherche, mais sont restreints par les possibilités de financement de ces recherches, qui sont contrôlées plus directement par les États. (Voir par exemple le débat aux États-Unis sur la recherche sur les cellules souches, [1], recherches qui ne sont pas intedites mais dont le financement public n'est pas autorisé aux États-Unis.)

Critiques morales

Certaines religions réprouvent l’orgueil humain qui le pousse à tenter de devenir omnipotent et omniscient. Il s’agit des dangers de l’hybris (la démesure), dénoncée dans de nombreux ouvrages fantastiques et de science-fiction, à commencer par Frankenstein de Mary Shelley (et de manière générale les avatars du Faust de Goethe).

Heidegger reproche surtout la perte de certaines valeurs et le fait que le progrès nous éloigne de la nature, de l’unité. C’est l’arraisonnement de l’homme par la technique bien que l’on puisse aussi penser que l’on se reconnaît dans son œuvre et par là que la technique est plutôt humanisante. En réalité, pour Heidegger, l’arraisonnement est une mise à l'ordre de la nature, un abandon de l'être humain dans son rapport à l'existence authentique, au profit d'une détermination de la nature et du monde qui les soumettent à la volonté effrénée de domination de l'homme.

Certains prétendent que les découvertes scientifiques biologiques et informatiques menacent le concept d’humanité.Peuvent également être rattachés à cette attitude certaines critiques du génie génétique et des OGM, qui accusent les scientifiques de s’être arrogés un droit, le droit de créer de nouveaux types d’êtres vivants, qui ne devrait pas appartenir à un humain.

Élitisme intellectuel supposé

On critique parfois le monde scientifique pour l’usage d’un vocabulaire abscons et l’incapacité à rendre les contenus scientifiques accessibles. Cette critique se double d’accusations de faible qualité réelles des concepts et des résultats, masquée par l’usage d’un vocabulaire complexe.

En 1996, un article fut publié dans la revue Social Text dont le titre était : Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique. Son auteur, Alan Sokal, révéla par la suite, qu’il s’agissait d’une parodie et qu’il voulait s’attaquer à l’usage intempestif de terminologie scientifique et des extrapolation abusives des sciences exactes aux sciences humaines.

On peut par exemple citer une partie de l'œuvre de Jacques Lacan. Lors d’un congrès sur Les Langages critiques et les sciences de l’homme, qui s’est tenu à l’université Johns Hopkins en 1966, Lacan developpa les corrélations existantes entre les figures géométriques et les différents types de névroses. Sa discussion est considéré par plusieurs scientifiques comme du simple verbiage (indépendamment de la façon dont ils considèrent le reste de l'œuvre de Lacan).

Ce diagramme [le ruban de Möbius] peut être considéré comme la base d’une sorte d’inscription essentielle à l’origine, dans le nœud qui constitue le sujet.

Accusations de conservatisme

D’après le professeur Giovanni Busino : Le monde de la recherche est un ensemble de praticiens et de théoriciens [qui] est peu favorable à l'innovation et au changement, il fonctionnarise les rôles et les attentes relatives.

On accuse parfois la communauté scientifique d'un certain conservatisme : d'après ces critiques, la communauté scientifique (donc, les comités éditoriaux de revues etc.) n'accepteraient que les résultats ne contredisant pas ses dogmes principaux. Cette critique prend souvent la forme d'une critique d'une « science officielle » qui étoufferait les initiatives non orthodoxes. On la retrouve notamment chez les partisans de médecines alternatives.

Science et religion

Ces relations restent encore conflictuelles. C'est par exemple le cas avec l'évolutionnisme et la théorie de l'évolution.

L'Eglise cependant ne se pose plus en adversaire du progrès scientifique, et tente au contraire de réconcilier foi et raison (voir l'encyclique "fides et ratio" de Jean-Paul II).

Emploi abusif du mot science

Le mot « science » est parfois utilisé pour soutenir qu'il existe des preuves scientifiques là où il n'y a que croyance. Selon ses détracteurs, c'est le cas du mouvement de scientologie. Pour ces cas, il vaudrait mieux parler de sciences occultes ou pseudo-sciences.


Pseudo-sciences

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Voir l'articlePseudo-science.

Sont désignées sous le nom de pseudo-sciences les pratiques qui se réclament de la science tout en s'écartant de la méthode scientifique mais en mimant certains aspects. On peut citer par exemple l'astrologie, l'homéopathie, la morphopsychologie (voir culte du cargo).

Le philosophe Karl Popper s'est longuement interrogé sur la nature de la démarcation entre science et pseudo-science. Dans son ouvrage Conjecture et réfutations, après avoir remarqué qu'il est possible de trouver des observations pour confirmer à peu près n'importe quelle théorie, il propose une méthodologie fondée sur la réfutabilité.

Sur ce point, il convient d'affirmer que la critique des pseudo-sciences ne se limite pas à celle de la pensée magique, mais aussi à celle de toutes les disciplines dont le raisonnement est basé sur des convictions purement doctrinales.

Tel est par exemple le cas du darwinisme social (dérivé fallacieux de la théorie de l'évolution, proposant une hiérarchie de races plus ou moins évoluées dans l'espèce humaine), du matérialisme dialectique marxiste, ou de la psychanalyse.

Certaines thèses pseudo-scientifique ne soulèvent pas (ou plus) de controverses. Par exemple :

D'autres au contraires sont au coeur d'intenses polémiques. C'est le cas de l’homéopathie.

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Revues de vulgarisation

Théorie de la connaissance

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